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Le registre des armes à feu sauve des vies

Le registre des armes à feu demeure un sujet majeur de cette campagne électorale. Lors du débat des chefs, messieurs Duceppe et Ignatieff ont réaffirmé leur confiance dans les forces policières, qui témoignent de l’utilité du registre. Jack Layton reste ambigu comme lors des débats entourant le projet de loi C-391 : il est personnellement en faveur du registre, mais n’en fait pas une ligne de parti. En septembre dernier, le tiers de ses députés ont voté pour abolir le registre.

Quant à Stephen Harper, il persiste à refuser l’évidence. Sa position consiste à nier, comme d’habitude, l’efficacité du registre, affirmant que le problème de la violence due aux armes se limite aux grandes villes et aux trop nombreuses tueries. Il est temps de rétablir la vérité concernant ce genre de déclarations.

Le registre sauve des centaines de vies par année. Basé sur les rapports du Juristat, de l’Institut national de santé publique du Québec, du vérificateur général du Canada et d’autres organismes reconnus, il est possible de reconstituer le portrait que voici :

Depuis l’entrée en vigueur des diverses mesures de la loi sur le contrôle des armes, dont le registre est l’élément essentiel, il y a près de 300 décès de moins par année, soit autour de 250 suicides et 50 homici­des évités. En raison de leur accessibilité, les fusils et les carabines sont le type d’armes à feu le plus souvent utilisé lors de suicides et d’homicides conjugaux. Il n’y a pas que les armes de poing qui soient dangereuses si elles se retrouvent entre de mauvaises mains.

En somme, le registre des armes à feu fonctionne, il réduit le nombre de décès par balles et est la clef d’une réduction des homicides au Canada. Même si le gouvernement essaie par tous les moyens de dissimuler ces faits, tous ceux et celles qui ont connu une victime des armes à feu, que ce soit à Polytechnique ou ailleurs, doivent continuer à se battre pour les faire connaître. Parce que nous avons le droit de voter en possession de tous les faits.

– Stéphane Rouillon, ingénieur et témoin des événements du 6 décembre 1989

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