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Les miracles, plus fréquents qu'avant

Ryan Dixon, The Hockey News

Quand les Red Wings recevront la visite des Sharks ce soir dans le cadre du sixième match de la série de deuxième ronde entre les deux équipes, ils tenteront de devenir la troisième formation au cours des deux dernières saisons à égaliser une série après avoir tiré de l’arrière 3-0.

La saison dernière, on se souvient tous de la remontée spectaculaire des Flyers de Philadelphie, qui avaient éliminé les Bruins après avoir cumulé un déficit de 3-0 dans la série. En première ronde des séries, cette année, les Blackhawks ont forcé la tenue d’un septième match contre les Canucks de Vancouver avant de s’incliner en prolongation durant le match ultime.

Avant l’exploit de Philadelphie la saison dernière – que Boston a vengé en réussissant un balayage vendredi soir –, seulement deux équi­pes avaient réussi à revenir de l’arrière de 3-0 et à remporter la série : les Maple Leafs de Toronto, en 1942, et les Islanders de New York, en 1975.

Ce genre d’exploit ne deviendra jamais pratique courante, mais il y a quelques raisons qui expliquent pourquoi de plus en plus d’équipes réussissent de telles prouesses. Tout d’abord, il faut prendre la parité en considération. Jamais l’écart entre les équipes, surtout au début des séries, n’a été aussi petit. Il n’y a pas si longtemps, les meilleures équipes pouvaient se permettre de relaxer durant une ronde ou deux avant d’affronter un rival digne de ce nom en séries.

Mais maintenant, même les équipes qui se qualifient de justesse pour la grande danse du printemps sont difficiles à éliminer. Pourquoi ces équipes tirent-elles de l’arrière 3-0 si elles sont si bonnes? C’est simple. Quand la différence entre une victoire et une défaite est aussi mince – un bond défavorable, quelques pénalités inopportunes –, il est très facile de tirer de l’arrière sans avoir été dominé. Toutefois, quand une équipe de qualité a le dos au mur, elle a tendance à jouer avec une grande concentration et une intensité difficile à égaler pour la formation qui tente de l’éliminer.

Quand on accumule ces facteurs, on comprend pourquoi il est de plus en plus fréquent de voir une équipe perdre une avance qui semblait pourtant insurmontable en séries.

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