Un peu chiches
Voici quelques observations à la suite de la défaite du Canadien contre les Blues de St. Louis mardi soir au Centre Bell.
Les partisans présents mardi soir au Centre Bell ont été un peu chiches. Je m’attendais sincèrement à ce que Jaroslav Halak reçoive une ovation bien sentie. Après tout, il est le seul responsable (bon, d’accord, Mike Cammalleri a un peu aidé) de l’improbable présence du Canadien en finale de l’Est au cours de la saison 2009-10. Halak a été applaudi quand il a été présent avant la rencontre, mais les Blues n’étaient pas encore sur la patinoire. Une fois que le match a commencé, il y a bien quelques fans qui ont scandé quelques Halak! Halak! Halak!, mais le tout est resté assez timide. L’ancien héros montréalais a dû attendre de recevoir la première étoile du match pour recevoir les chauds applaudissements d’un Centre Bell à moitié vide.
En parlant des partisans et de l’ambiance. Bravo au Canadien. En quatre ans, l’organisation a réussi à tuer l’ambiance si électrique qui régnait au Centre Bell. Si nous oublions le match un peu fou où Lars Eller a marqué quatre buts, l’amphithéâtre montréalais n’est plus ce qu’il était depuis le début de la campagne. Bien sûr, la saison décevante que l’équipe connaît en ce moment a un impact sur l’enthousiasme des partisans, mais la tendance est commencée depuis longtemps. En fait, depuis l’embauche de Pierre Gauthier et de Jacques Martin (je sais, Martin est parti, mais son spectre terne flotte toujours au dessus du Centre Bell).
En semaine, le domicile du Tricolore ressemble de plus en plus à certains amphithéâtres dans la NBA (Los Angeles, Miami) où la foule ne commence à s’intéresser au match qu’à mi-chemin, et seulement si leur équipe l’emporte. Les partisans du Canadien se targuent d’être les meilleurs fans de hockey au monde. Et ils ont probablement raison de le faire. Sont-ils en voie de perdre ce titre?
Sur une note un peu plus légère, Brian Gionta aurait vraiment dû faire carrière au baseball. Je n’ai jamais vu un joueur aussi habile pour frapper la rondelle au vol. En plus, avec sa grandeur, la zone des prises aurait été minuscule, un cauchemar pour les lanceurs adverses. De plus il a le caractère assez explosif pour participer à une mêlée générale. Après s’être blessé en troisième période, on l’a vu lancer son bâton avant de retraiter au vestiaire.