Pas de trêve olympique!

Photo: AP

Avec les JO de Londres, je me suis permis une semaine de repos loin des dossiers chauds du grand Moyen-Orient. Mais oubliez les Olympiques, là-bas, le concert des tambours de la guerre monte en crescendo!

En Syrie, à un rythme de plus en plus élevé, des hauts dignitaires du régime rejoignent l’opposition et des boucheries effroyables traduisent la rage sans limites des al-Assad. Et plus la tension monte là-bas, plus l’Iran est sur la sellette.

D’où l’effet domino des «affaires» syrienne et iranienne! En moins d’une semaine, la région s’est embrasée comme une trainée de poudre. Les attentats meurtriers ont repris du poil de la bête en Irak. Ce ne sont pas les terribles années 2006 et 2007, mais depuis le départ des GI’s, les attentats demeurent monnaie courante dans ce pays en proie à une grave crise politique et à des tensions confessionnelles.

Le Bahreïn, avec l’appui militaire de l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe, a certes réprimé manu militari un mouvement de contestation de la majorité chiite du pays, néanmoins, les affrontements entre les forces de l’ordre et les chiites lors de marches de protestation ne fléchissent pas.

En Arabie Saoudite, la rébellion chiite a pris carrément les armes. Dans l’est saoudien, les heurts et les attaques contre les forces de l’ordre se multiplient. Cette région est d’ailleurs le théâtre de troubles depuis un an.

Plus au sud, non loin de là, le Yémen n’arrive pas à sortir la tête de l’eau. Là-bas, les craintes d’un retour d’Al-Qaïda sont palpables. Les attentats sanglants et les attaques suicides contre l’armée locale se succèdent à un rythme effréné.

Quant à l’Égypte, elle vacille. Un nouveau groupe islamiste a pris ses quartiers à sa frontière avec Israël. L’un de ses commandos a attaqué dimanche un poste-frontière, tuant 16 gardes-frontière égyptiens. Pourquoi une telle attaque? En fait, le commando s’est emparé de deux blindés égyptiens pour ensuite attaquer Israël. Tsahal a répliqué sur-le-champ en tuant cinq assaillants. C’est la panique totale en Égypte.

Plus au nord, les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), les Kurdes turcs, fourbissent leurs armes depuis un an. Le chaos qui se dessine dans la région les incite à attaquer leur ennemi Ankara pour ravoir leur part du cadeau territoriale. Frappant le fer pendant qu’il est chaud, ils ont mené une attaque contre un poste de l’armée dans le sud-est de la Turquie. Pour illustrer l’ampleur des attaques, Ankara a annoncé que 115 membres du PKK avaient été tués en deux semaines d’opérations militaires dans la région.

Dans ce chaos, certains y voient la main de l’Iran. L’Armée syrienne libre (ASL) a capturé 48 miliciens iraniens. Ils seraient des conseillers militaires qui soutiennent leur allié sur le champ d’une bataille commune.

Pourquoi? Sentant leur heure arrivée à grands pas, les Ayatollahs ont jeté du feu sur le pétrole. D’ailleurs, les télés officielles iranienne et syrienne s’empressent pour diffuser en boucle les manchettes des troubles qui secouent la région. Ils allèguent que leurs deux pays sont attaqués par des rebelles armées par les pays du Golfe et la Turquie. Une agression orchestrée par l’Oncle Sam pour protéger Israël même au prix de chambarder toute la région!

Comme quoi, si vous voulez agenouiller Téhéran, vous aurez du pain sur la planche pour plusieurs décennies avant d’y arriver!

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