En finir avec l’impunité!
L’impunité, il faut lui tordre le cou, une bonne fois pour toutes. Sinon, oubliez le show des commissions qui ne mènent ni à des incarcérations exemplaires, ni à la récupération de notre argent volé!
D’ailleurs, dans cette rubrique, le prix du meilleur scandale non élucidé de l’ère moderne du Québec revient au Stade olympique. Comme je l’ai évoqué dans ma dernière chronique Nous sommes la mafia!, une fois arrivé au Québec, c’est le scandale resté impuni que l’on nous brandit comme un trophée.
Ce n’était pas un secret de polichinelle. Les ouï-dire révèlent l’un des stratagèmes pratiqués dans le méga chantier de la construction du stade olympique. Les chauffeurs des camions remplis de matières premières et de matériaux de construction poinçonnaient à l’entrée du chantier du stade, entraient, faisaient le tour des lieux sans débarquer leurs charges pour ressortir, se représenter à l’entrée du chantier et rebelote deux à trois fois le même manège pour chaque livraison. Du coup, ils se faisaient payer deux à trois fois la même commande. Ce n’est pas pour rien que le stade nous a coûté plus d’un milliard de dollars, soit plus cher que s’il était construit à notre époque.
À l’époque, cette fraude impliquait forcément la collusion de plusieurs personnes, à différents niveaux. A-t-on mis la main au collet de quiconque y a participé, 40 ans après? Non. C’est devenu une farce. Dernièrement, rappelez-vous le scandale des commandites. Les politiciens soupçonnés ont-ils été dérangés? Non! Même chose avec la plus récente affaire du maire Vaillancourt. Ce n’est pourtant pas la première fois que des soupçons de corruption et de collusion pèsent contre lui.
En novembre 2010, l’ex-ministre de la Justice, Serge Ménard, avait affirmé à Radio-Canada s’être fait offrir 10 000$ en argent comptant par le maire Vaillancourt alors qu’il était candidat péquiste en 1993. Le député libéral Vincent Auclair avait ensuite soutenu que Gilles Vaillancourt lui avait offert une enveloppe en juin 2002, lors d’une élection complémentaire.
Dans le monde de la collusion de la construction, du politique et de la mafia, comme l’explique si bien l’adage : «quand le bâtiment va, tout va!» Il faut que ça cesse une bonne fois pour toutes!