Quand les libéraux oublient de signer… La F1!
Bernie Ecclestone. Quel être malfaisant!
Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est le grand patron de la F1, toujours occupé à tenter d’enlever le Grand Prix au Québec. Jamais assez d’argent pour cet ogre affamé, un genre de Shrek qui se nourrirait exclusivement de dollars. Les scandales et les controverses, dans lesquels il a trempé sont légion. Ne serait-ce que la fois, où, en 2009, il avait loué l’efficacité d’Hitler… Vous voyez le genre de bonhomme?
Il y a de cela bientôt 10 ans, nous l’avions coincé par un coup téléphonique dans lequel nous nous faisions passer pour Jean Chrétien, et Ecclestone avait tenté d’acheter le faux chef d’État que nous imitions en lui offrant une retraite dorée si les lois antitabac sur les commandites étaient assouplies.
Bien sûr, le tout avait fait grand bruit dans nos médias à l’époque, de même qu’à l’étranger : ce n’est pas tous les jours qu’un vulgaire «peddler-promoteur-sportif» tente d’acheter le premier ministre d’un pays du G8. Résultat, comme Ecclestone s’était fait planter comme jamais dans le monde entier, le Grand Prix avait finalement eu lieu cette année-là au Québec. On avait harponné un très gros requin. On lui avait laissé la belle surprise d’apprendre qu’il n’avait pas réussi à corrompre Chrétien, alors qu’il écoutait paisiblement les nouvelles de la BBC dans sa limousine, à Londres. Lorsqu’il a su qu’il avait été piégé, il a rappelé et quelque peu menacé vos humbles serviteurs, mais bon… S’il faut s’arrêter aux milliardaires qui ont voulu briser notre carrière…
Voilà qu’Ecclestone refait des siennes et demande plus d’argent et d’infrastructures pour garder le Grand Prix à Montréal. Mais voilà… Fidèles à leurs habitudes, les libéraux, Raymond Bachand en tête, avaient rencontré Ecclestone dans une roulotte lors du week-end de la F1, et un renouvellement de 10 ans s’était conclu grâce à une poignée de main. SANS SIGNATURE DE CONTRAT.
Avec raison, le ministre du Tourisme, Pascal Bérubé, a dit qu’à l’avenir, des ententes aussi importantes pour le Québec ne se négocieraient pas uniquement dans une roulotte! Quant à Bachand, notre mini-aspirant-chef-libéral-favori, il a déclaré que, si son gouvernement avait été réélu, l’entente serait déjà signée. Ben oui, toi!
Vraiment. Il a dit ça sans rire. Il n’en manque pas une, ce Raymond.
La prochaine fois qu’on aura la chance de le rencontrer dans un événement majeur, on lui apportera un crayon et du papier… Tsé, au cas où…
En attendant, si c’est comme avec le Plan Nord, il n’y a aucune inquiétude. Tout a été fait dans l’intérêt des Québécois…
Oh-oh…
On vient de frapper un mur sur le circuit Gilles-Villeneuve.
Bienvenue au Québec.
Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.