Un ministre du PQ accusé d’avoir volé une sucette

Il avait cinq ans et sa maman l’a ensuite forcé à aller s’excuser et à donner cinq cennes au dépanneur du coin.

Avouez que ça ne surprendrait aucunement de voir ça dans les manchettes des bulletins de nouvelles.

Le clip d’après, on voit un des ex-ministres libéraux, qui aurait donné copieusement à la fondation d’un entrepreneur supposément louche en vedette dans une commission d’enquête télévisée, demander la démission du péquiste voleur de sucette.

C’est plus qu’ironique, c’est révoltant. Les libéraux sont les meilleurs dans deux domaines : déterrer la merde dans le passé de leurs adversaires et planquer la leur, qui pourtant est omniprésente et à la vue de tous.

Oups, Breton brasse la cage en arrivant au pouvoir, il se fait démolir. Duchesne prépare son sommet et il se fait brandir ses folies de jeunesse sous le nez. N’aurait-il pas été mieux de prévenir les coups dans ces cas-là?

Un fait troublant : sur le plan stratégique, le PQ est nul. Enquêter sur des aspirants ministres devrait être la norme. Pas du point de vue de la légalité, mais bien sur le plan de la stratégie politique. Du moins, quand la stratégie politique existe.

Les gaffes de Duchesne remontent à 1993 et dans le cas de Breton, son attitude était dépeinte comme étant indigne d’un ministre. Soit. Des accusations pleuvent sur les libéraux et sur leurs années de règne depuis près d’une décennie. On est obligé d’aller fouiller dans la vie passée des péquistes pour trouver quelque chose!

Respectueusement, peut-être qu’au lieu d’être sur la défensive comme ils le sont depuis leur arrivée au pouvoir, les péquistes pourraient se concentrer sur ce que leurs adversaires ont fait depuis neuf ans? Arcand et Gagnon-Tremblay? Pratiquement impossible à prouver, du moins, quant au fait que les ministres étaient au courant que leurs ministères tenaient une double facturation. Gestion stupide ne veut pas dire génie criminel. Du moins, dans ce cas précis.

Prochaine étape? Le PQ sera incapable de se défendre sur le fait que Léo Bureau-Blouin a déjà foxé un cours de chimie en secondaire 4… Youhou! On veut bien croire qu’être un gouvernement minoritaire est une tâche colossale voire douloureuse quotidiennement. Par contre, médiatiquement et stratégiquement, y a-t-il un pilote dans l’avion?

Ça nous fait penser à la vieille joke : Duchesne et Breton sont en voiture, qui conduit? La police.

Bon, c’est sûr qu’on la trouverait beaucoup plus drôle avec des noms d’amis de l’ancien régime libéral, mais… on n’ira pas là! On ne voudrait pas se faire couler dans un trottoir par un zélé de Saint-Léonard pour ensuite se faire rouler dessus par des péquistes, ivres ou fous du volant.

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.