Les bâtisseurs de l’ombre de la Coupe Rogers

On vient de vivre une semaine de tennis de rêve au stade Uniprix. Au-delà des paillettes et des performances sportives, le succès d’un tournoi de la série Masters 1000 repose sur les épaules de plusieurs femmes et hommes de l’ombre!

Le public et les médias n’ont d’yeux que pour les joueurs vedettes et les organisateurs médiatisés. Pourtant, la viabilité d’un tournoi de l’envergure de la Coupe Rogers s’appuie sur des bénévoles, des femmes et des hommes de l’ombre, qui se sacrifient pour la cause dans un anonymat total.

Lors de cette Coupe Rogers, j’ai eu l’immense privilège de rencontrer certains de ces hommes de l’ombre qui contribuent depuis longtemps à la promotion du tennis au pays.

Que dire de Maurice Leclerc? Le parfait homme de l’ombre. Ce n’est pas pour rien qu’il sera intronisé le 12 novembre prochain au Panthéon des sports du Québec.

Maurice Leclerc a influencé discrètement le tennis professionnel au Québec. Non, ce n’est pas un ancien grand joueur, mais il a, derrière la cravate, une tonne de réalisations au service du tennis au Québec et au Canada. Déjà, dans les années 1940, il a traduit en français le premier livre des règlements du tennis du pays. Il est l’un des premiers arbitres québécois à avoir percé à l’étranger et le premier formateur des arbitres de chez nous, et j’en passe.

Avec une feuille de route hallucinante, Maurice Leclerc a influencé les annonceurs pour organiser plusieurs événements d’envergure internationale à Montréal.

J’ai aussi eu le plaisir de rencontrer Jean-Claude Doré et André Barette. Ils sont parmi les collaborateurs les plus anciens de la Coupe Rogers. Jean-Claude Doré, 76 ans, est un retraité depuis 22 ans de la fonction publique fédérale. Il a collaboré à une vingtaine de tournois à Montréal, notamment comme chauffeur privé de Michael Chang, Anna Kournikova et Patrick Rafter. Avec le temps, Jean-Claude Doré est devenu celui qui éteint les feux partout durant le tournoi.

Quant à André Barette, dans la cinquantaine, il est passé du métier d’enseignant de mathématiques au secondaire à consultant académique. Il s’occupe de la scolarisation des jeunes athlètes (14-18 ans) du Centre national de Tennis Canada. Durant la Coupe Rogers, il est non seulement l’assistant de l’annonceur du tournoi, Winston McQuade, mais aussi la courroie de transmission entre les gens de l’ATP et des différents comités du tournoi. Il a pioché dans une totale modestie pour le succès des 18 derniers tournois de la Coupe Rogers.

Les Maurice Leclerc, Jean-Claude Doré et André Barette sont des touche-à-tout qui incarnent ces milliers de bénévoles et de travailleurs de l’ombre qui veillent au succès des opérations. Ils font le succès de ce tournoi d’envergure et contribuent au rayonnement de Montréal, du Québec et du Canada à travers la planète. Chapeau bas!

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