La météo a marqué l'année 2010

«En 2010, dame Nature a rappelé au monde entier qui est le maître.» Voilà la toute première phrase du palmarès des 10 événements météorologiques les plus importants de 2010 qu’Environnement Canada a établi.

Sur le plan international, Environnement Canada rapporte la plus forte vague de chaleur en Russie depuis mille ans, accompagnée d’immenses feux de forêt; les pires inondations provoquées par la mousson de l’histoire du Pakistan; les pires inondations depuis des décennies en Chine; de graves sécheresses en Afrique subsaharienne et dans le bassin du fleuve Amazone; et la production du plus gros iceberg depuis près de 50 ans au Groenland!

Au Canada même, la météo printanière en février et le manque de neige aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver se retrouvent en tête du palmarès. Je me rappelle très bien qu’il manquait tellement de neige en février sur la côte ouest que les organisateurs des Jeux ont dû mobiliser des hélicoptères et des centaines de camions pour en transporter sur les pistes de ski.

 «Si j’avais à qualifier la météo que nous avons observée au cours de la dernière année, je dirais inusitée, pour ne pas dire déréglée. La circulation des vents qu’on observe en haute altitude est pour ainsi dire atypique et dure de plus en plus longtemps. Cette persistance, c’est du jamais vu», a déclaré René Héroux, météorologue à Environnement Canada, interrogé sur les ondes de RDI.

Dans le Grand Nord québécois, la température a oscillé autour de 5 °C au-dessus de la normale (et même jusqu’à 20 °C pendant près d’une semaine). C’est énorme. Ce que les spécialistes craignent par-dessus tout, c’est que cette hausse des températures dans le Grand Nord provoque l’accélération subite du réchauffement. Déjà le pergélisol (sol gelé en permanence) a commencé à fondre et à laisser fuir le méthane qu’il contient. Or, le pergélisol de l’Arctique renferme d’énormes quantités de méthane, un GES beaucoup plus puissant que le CO2!

Les spécialistes appellent «boucle positive», ce phénomène où le réchauffement provoque encore plus de réchauffement.

Le palmarès d’Environnement Canada constitue définitivement une autre preuve qu’il faut réduire rapidement et de façon significative nos émissions de GES.

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