Haïti: Que faire, que dire?
Plusieurs sujets avaient retenu mon attention cette semaine comme le budget de la Ville de Montréal de même que l’imposition d’une taxe sur les stationnements et dédié aux transports en commun. Toutefois, le séisme qui a frappé Haïti est selon moi l’événement qui doit être le centre de notre attention.
Que faire? Que dire? D’abord, contribuer financièrement, à la pleine mesure de ses moyens, aux organismes tels que la Croix-Rouge, le CECI (Centre d’étude et de coopération internationale), MSF (Médecins sans frontières) ou Médecins du monde. En fait, à tout organisme dûment accrédité et qui peut intervenir directement en Haïti dans l’immédiat mérite notre soutien financier.
Ensuite, inciter son employeur à faire de même. Si vous avez des amis, des connaissances d’origine haïtienne, allez les voir, téléphonez leur pour leur dire votre compassion, votre soutien. Quand on est «seul au monde», quand on a perdu des êtres chers ou encore quand on est sans nouvelles d’eux, c’est un geste d’une valeur inestimable!
Il serait sage de rester vigilant à l’égard du gouvernement canadien. Selon la radio de Radio-Canada, les mesures que celui-ci a annoncées pour favoriser la réunification des familles ont été très mal reçu par la communauté haïtienne. Peut-être faudra-t-il élever le ton pour que les sinistrés qui ont ici de la famille soient évacués vers le Canada dans les meilleurs délais.
Que dire?
Outre l’horreur de la situation, ce qui me frappe, c’est l’immense élan de générosité dont fait preuve la population. Les cyniques ont beau dire que nous sommes pris dans le carcan de notre confort et de notre consommation effrénée, il n’en reste pas moins que nous savons encore nous émouvoir et joindre le geste à la parole quand la situation l’exige.
En quatre jours, les dons privés fait à la seule Croix Rouge Canadienne ont totalisé 17 M$. Il y a quelques années, lors du tsunami qui a balayé l’Asie, les dons privés se sont élevés à 8 G$. C’est énorme. Un très récent sondage effectué par la BBC auprès de 25 000 personnes dans le monde va dans le même sens : c’est l’extrême pauvreté qui constitue la première préoccupation – de presque 75 % – des sondés. Au second rang, tout juste derrière, vient la dégradation de l’environnement et les changements climatiques. Les deux sont intimement liés.