Les candidats déplorent cette initiative

Une initiative comme le site « trash ta pancarte » ne dessert pas la démocratie, estiment les différents partis politiques présentement en campagne électorale. Les principales formations politiques déplorent l’existence d’un tel site.

« C’est malheureux. Ce n’est pas ça la démocratie », indique Richard Campeau, candidat de la Coalition avenir Québec dans la circonscription d’Anjou – Louis-Riel.

À sa seconde campagne électorale, il avoue que les actes de vandalisme sur ses pancartes sont en baisse, eux qui n’étaient déjà pas nombreux lors de l’élection de septembre 2012.

« J’ai des bénévoles qui vont faire une tournée sur le terrain pour poser d’autres pancartes. Je ne pense pas qu’ils en trouveront plusieurs (pancartes) vandalisées. S’il y en a, nous les remplacerons », ajoute M. Campeau.

Du côté de Maka Kotto, député sortant et candidat du Parti québécois dans la circonscription de Bourget, la façon de faire est la même. Les pancartes vandalisées sont systématiquement remplacées.

« Nous nous gardons toujours un certain nombre de pancartes en réserve pour ce type de méfait. Vandaliser des pancartes électorales, c’est illégal. C’est désagréable, mais nous ne le signalons pas aux policiers », explique-t-il.

Lors de notre rencontre avec M. Kotto, deux de ses affiches avaient été la cible de vandales.

La députée sortante du Parti libéral du Québec dans Anjou – Louis-Riel, Lise Thériault, a une autre façon de voir les choses. Elle préfère ne pas remplacer les pancartes vandalisées.

« Jusqu’à maintenant, nous n’avons que quelques pancartes barbouillées. Elles ne seront pas retirées ni remplacées. Nous préférons que les gens se fassent leur propre opinion sur ceux qui agissent ainsi.

« Par contre, nous avons constaté que plusieurs de nos pancartes ont été volées, particulièrement dans le secteur de Louis-Riel. Nous avons même avisé la directrice du scrutin de la situation », note Mélanie Labonté, responsable des communications de la candidate Lise Thériault.

Finalement, Québec solidaire déplore ces actes de vandalisme. Dans la circonscription d’Anjou – Louis-Riel aucun acte de ce genre n’a encore été commis sur les pancartes de la candidate Marlène Lessard. Si tel était le cas, la politique de la formation est de remplacer les pancartes graffitées.

 

 

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