Devenir un entrepreneur social
Le Centre local de développement (CLD) d’Anjou, le Regroupement des organismes et des citoyens humanitaires d’Anjou (ROCHA) et la Coopérative de développement régional Montréal-Laval convie la population à un café qui se penchera sur la question, le 23 avril.
« L’entrepreneuriat social n’est pas très connu en général, et il y a beaucoup de nouveaux arrivants qui s’aperçoivent, peu à peu, qu’ils pourraient se tourner vers ça. Mais ils ne savent pas comment ils peuvent développer ce genre d’entreprise », soutient René Obrégon-Ida du ROCHA.
De l’entreprise spécialisée en santé mentale, dans le soutien aux personnes âgées, dans la préparation de plats congelés ou encore celle qui mettrait sur pied une maison de la culture, les possibilités sont infinies, estime-t-il.
Le concept de l’entreprise d’économie sociale semble aussi intéresser de plus en plus gens d’affaires, qui s’associent entre eux pour créer une coopérative, révèle Marc La Rochelle, conseiller aux entreprises au CLD d’Anjou. « Le milieu d’affaires est de plus en plus conscientisé et ça crée une dynamique importante pour leurs activités », soutient-il.
Peu d’argent pour les supporter
Pour venir en aide à ce genre d’entreprise, le CLD d’Anjou leur alloue une petite enveloppe budgétaire, qui s’élève à environ 20 000 $ par année.
« C’est bien malheureux. Il y a beaucoup d’entreprises qui auraient besoin de nous. Mais on ne peut pas aider tout le monde », explique Gilles Laplante, directeur général de l’organisme.
Le CLD d’Anjou a pu venir en aide à huit projets en cinq ans, dont trois seulement pour l’année 2012. Le financement qu’on leur a fournis a permis de financer leurs fonds de roulement ou leurs premiers mois de démarrage.
Les 18 CLD montréalais relèvent de la compétence du conseil d’agglomération de Montréal, qui s’occupe de répartir un budget annuel octroyé par le ministère du Développement économique à l’ensemble de ceux-ci.
M. Laplante souhaite pouvoir augmenter le montant de son enveloppe dédiée aux entreprises d’économie sociale. À partir de l’an prochain, la Ville de Montréal prévoit fournir des sommes supplémentaires aux CLD (414 239 $ en 2013-2014 et 828 477 $ en 2014-2015), dont à huit d’entre eux pour réduire leur iniquité.
Ces sommes seront distribuées sur la base de quatre critères: le nombre d’établissements, le nombre d’emplois, la population active et le nombre de chômeurs sur le territoire de chaque CLD.
Pour l’année 2012-2013, Montréal a reçu 15,6 millions de dollars pour les CLD de son territoire.
Le café sur l’entreprenariat social aura lieu le 23 avril de 17 h à 19 h à la salle d’animation de la bibliothèque Jean-Corbeil, située au 7500, avenue Goncourt. Pour information, on contacte le ROCHA au 514 351-4173 ou au www.lerocha.org.
Budget des CLD de l’Est de Montréal en 2012-2013 / proportion des activités de l’île
-Anjou: 297 713 $ / 2 %
-Saint-Léonard: 501 675 $ / 3,4 %
-Montréal-Nord: 603 878 $ / 4,1 %
-SODEC Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles/Montréal-Est: 710 318 $ / 4,9 %
-CDEST Mercier-Hochelaga-Maisonneuve: 1 083 522 $ / 7,4 %
Que font les CLD?
Ils offrent des services aux entrepreneurs et aux dirigeants d’entreprises, comme des informations, des conseils, de l’accompagnement et un soutien financier en vue de démarrer, d’implanter et de développer des entreprises à Montréal.
L’entreprise d’économie sociale, qu’est-ce que c’est ?
Elle œuvre dans différents secteurs d’activité (commerciale, communautaire ou éducative) et se caractérise par une volonté de conjuguer quotidiennement mission sociale et rentabilité économique. Elle se donne pour objectif d’avoir une autonomie de gestion par rapport à l’État.