Virage numérique pour le Collège d’Anjou
Un iPad en guise de sac d’école, c’est l’objectif que se fixe le Collège d’Anjou d’ici quelques années grâce au virage numérique.
Dès septembre 2012, les quelque 200 élèves de troisième et quatrième secondaire devront être munis d’une tablette numérique iPad troisième génération.
« On veut faire le virage numérique en même temps que les élèves. On ne veut pas laisser les jeunes le faire et, dans cinq ans arriver avec ça et qu’ils soient en avance sur nous », explique le directeur général du Collège d’Anjou, Luc Plante.
En novembre dernier, l’idée était lancée. M. Plante mentionne que le virage numérique devenait nécessaire pour l’école. C’est lorsque Apple est venu faire une démonstration de ce qui pouvait être fait avec ses tablettes que le choix est devenu évident.
« Ils nous ont présenté une belle structure. Ils nous ont parlé de la durée de la pile et de la protection contre les virus. Avec un portable, il aurait fallu installer des prises, avoir des antivirus. Ces deux éléments importants ont confirmé notre choix », soutient le directeur général.
Transmettre la culture numérique
Avant que le projet ne soit officialisé, M. Plante a convoqué les enseignants des différents niveaux du secondaire pour connaître leur opinion sur ce virage.
« Lors d’une journée pédagogique. Les enseignants ont reçu une formation sur le fonctionnement du iPad. Ils sont tombés en amour avec la tablette. On a constaté jusqu’où on peut amener les élèves au niveau de la pédagogie, de l’apprentissage », souligne M. Plante.
Troquer le crayon contre la tablette?
Grâce à la collaboration des enseignants de l’établissement, l’implantation de la tablette numérique se fera à tous les niveaux du secondaire dès la rentrée 2013. M. Plante explique que l’objectif du collège n’est pas de contrôler les élèves, mais plutôt de les sensibiliser et de les former à la culture numérique pour qu’ils puissent en faire une bonne utilisation.
« On garde le papier et le crayon. Par contre, notre objectif d’ici trois ans est d’en venir à ce que le sac d’école devienne la tablette. L’année prochaine, nous voulons utiliser la tablette dans tous les cours. Mais son pourcentage d’utilisation va sans doute varier d’un cours à l’autre », ajoute-t-il.
Dès le mois d’août, certains enseignants utiliseront des livres numériques pour remplacer les manuels scolaires. De plus, l’agenda papier sera remplacé par un agenda électronique.
« On va sans doute rencontrer des difficultés. On a décidé de démarrer le projet avec les plus vieux, car on pense qu’ils ont la maturité pour s’ajuster à cette mise à niveau », estime M. Plante.
La tablette représente actuellement un coût qui s’ajoute à liste d’effets scolaires des élèves de troisième et quatrième secondaire. Les parents pourront effectuer jusqu’à 30 versements pour l’achat de la tablette.
Dans un avenir qu’ils espèrent rapproché, l’école vise la réduction des coûts par l’achat de livres électroniques.
Le directeur donnait l’exemple du coût d’une calculatrice graphique qui est d’une centaine de dollars au magasin alors que l’application peut se vendre autour d’une dizaine de dollars. Il en est de même de l’agenda papier, qui avoisine 15 $, alors qu’un agenda électronique coûte moins de 5 $.
Installation d’infrastructures performantes
Dès la fin des classes à la mi-juin, le collège prévoit l’installation des infrastructures. La fibre optique, 30 bornes sans fil et des projecteurs haute-définition seront installés.
M. Plante a mentionné qu’un contrôle Wi-Fi sera assuré afin que les élèves ne naviguent pas sur Internet durant leurs cours.