Mort de Ben Laden, un an après!

Photo: Collaboration spéciale

C’est fou comme le temps passe vite. Déjà un an que Ben Laden a été liquidé, le 2 mai 2011, par les balles du commando Team Six dans l’assaut de la villa d’Abbottabad. Est-ce pour autant la fin d’Al Qaïda?

L’élimination méthodique des preuves de la présence de Ben Laden sur la planète s’achève. Pour éviter le développement d’un culte en faveur du chef du djihadisme planétaire, les États-Unis ont d’abord jeté le corps de leur ennemi numéro un à la mer pour ne pas lui donner de sépulture. Presqu’un an après, le vendredi 27 avril dernier, les forces pakistanaises ont expulsé vers l’Arabie saoudite trois femmes et une dizaine d’enfants du défunt chef d’Al-Qaïda, qui étaient détenus, depuis, par les forces pakistanaises. On a aussi rasé la villa où il se cachait à Abbottabad.

Pour clore ce chapitre horrible de l’histoire humaine, on assiste à une opération de dénigrement de l’ancien chef d’Al Qaïda en distillant quelque 6000 documents électroniques ou sonores saisis lors du raid d’Abbottabad. L’Académie militaire de West Point se charge de mettre en ligne une partie de ces documents déclassifiés.

Alors, les États-Unis vont gaver le public planétaire d’informations croustillantes, surtout celles qui feront leur affaire. On commence à suinter le fait que l’ancien chef d’Al Qaïda était impliqué dans la direction de sa nébuleuse et parrainait des opérations d’envergure. « Il s’inquiétait des problèmes financiers de l’organisation terroriste », « de ses problèmes d’effectifs dus aux attaques de drones de la CIA » et il « avait l’impression de perdre le contrôle ».

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’un an après sa mort, Oussama ben Laden s’invite dans la campagne présidentielle. De là à croire qu’Al Qaïda est finie, c’est aller vite en besogne!

La nouvelle Al Qaïda existe depuis longtemps sous la forme de franchises tout à fait autonomes et indépendantes. Boko Haram sème la terreur au Nigéria. Au Yémen, les disciples de Ben Laden oant profité du chaos semé par un an de soulèvement populaire contre le président Ali Abdallah Saleh pour s’emparer de certaines régions au sud du pays. Dans la Corne de l’Afrique, les Shebabs somaliens s’en prennent au gouvernement ainsi qu’aux pays voisins comme l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie. Au Sahel, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a fait du nord du Mali, du Niger et de la Mauritanie sa base.

À suivre!

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