Le manège est parti
Hsb cidn djnfwnwe mwof njdsnds ksofnv nasidsfnadf kfdsjn nsdwo n pqoei ndjnn ndsond jdsjds dsn jsdjndsodn ffffffffffff ODSNFSDOSK nsonf ioK ks jksjna jasjadsj ksdjladsjk ksadklasdkldsa k sadkadsklj jasdk dsksd kds ksdk dskd ksdkds dsksd ksadk ksd kdsjsadfkdsj kds sdkldskfsjs
Wow! Ça défoule! Tapocher sur son clavier, quel plaisir! Faites-vous ça des fois? Quand la page blanche, qui vous fixe depuis trop longtemps, commence à devenir arrogante : «Envoye, écris. C’est quoi? T’es pas capable!» À ouin? Checke ben ma maudite! Ewjisd jds dj d kjdslds! C’est qui l’chef! Hein!!! C’EST QUI!!!! Ensuite, je me mets un entonnoir sur la tête, puis je danse un slow avec mon imprimante. Ça, c’est un p’tit mardi tranquille.
J’en ai tellement eu souvent. Des spasmes violents comme ça. D’écriture ou autre. Des élans de folie quand à job y a rien qui marche. Commencer à garrocher des feuilles sur la table. Mettre de la moutarde vraiment fort dans bouteille. Tremper la mope longtemps pour être sûr qu’il y ait un splash d’eau intense quand tu la varlopes à terre. Appuyer sur les chiffres de la caisse en souhaitant que les doigts passent à travers. Une chance que j’ai jamais été chirurgien…
Perdre le contrôle. C’est souvent après qu’on a totalement perdu le contrôle que la magie arrive. Une fois qu’on a frappé le fond. Que les fils se sont touchés. Après, y a quelque chose qui se passe. Tout devient calme, clair, doux. Les mots coulent, les chiffres se placent, la mope danse, le bistouri… bistoure. OK, regarde, déjà que j’ai de la misère à écrire, je peux bien inventer des mots si je veux!
Vous êtes sûrement en chemin vers le travail, ou l’école. Doucement, tran-quillement la boule dans votre ventre va prendre de l’expansion. La boule va se nourrir de commentaires méprisants de votre patron, d’un collègue, du prof. La boule va aller prendre une bouchée dans vos angoisses, une autre dans vos ambitions. Elle va épicer le tout. Prendre un taxi. Faire un fuck you en chemin à votre jugement. Arrêter brusquement
devant vos doigts et….
Ça vient et sa part, la perte de contrôle. C’est un manège qui commence à avancer, sans le savoir. C’est juste une fois qu’on a la tête à l’envers qu’on allume : «Oups, j’étais parti.» Mais c’est si doux partir. Allez, une dernière fois! Jsadkofdsi sdndskdsj spdsj sdjnsksd asnaskdf dfnkdfk kamafdl kja paskfadl!!!!!
– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.