ERRATUM

Je m’auto errate. Ma chronique de la semaine dernière comportait une erreur. Plutôt, un mal entendu, ou, devrais-je dire, un mal lu.

J’ai raconté cette fameuse fois où un curé a essayé de me «casser», d’étouffer le serpent de la raison qui me montait le long du dos. Faisons une histoire courte : j’ai posé une question de trop. Résultat : tentative d’intimidation avec un Jésus de plâtre beaucoup trop gros. C’est toujours moins pire que de finir brûlé vif ou les membres écartelés. Supplices pas si lointains que l’Église faisait subir aux p’tits smattes. Tsé, des fois, y’en a qui aiment pas jaser.

Bref, certains lecteurs et lectrices ne semblent pas avoir saisi mon sarcasme. Il semble que j’aie pu donné l’impression que je croyais en Dieu, ou Jésus, mais les gentils, pas ceux de l’Église. Il n’en est rien. Merci de «l’invitation» de laisser Jésus entrer dans ma vie, mais mon cerveau est trop petit pour contenir deux consciences. Bien que la mienne ne soit pas parfaite, elle est logique et, surtout, malléable.

«La science ajuste sa vision en fonction de ce qui est observé. La foi est le déni de ce qui est observé pour que la croyance soit préservée.» Traduction d’un extrait du monologue Storm de l’humoriste Tim Minchin. À voir. (Oui, il est sur YouTube. Non, il n’est pas traduit en français. Oui, il y a une version avec le texte en anglais qui défile pour aider la compréhension. Oui, j’ai déjà vu la vidéo du singe qui se met un doigt dans le péteux. Oui, j’ai ri.)

Chaque fois qu’un croyant m’offre du Jésus, j’ai l’impression qu’un poteux m’offre une poffe. «Veux-tu être gelé toi aussi? Vas-y man! Tu vas voir la vie est super nice après. Aucune question non répondue qui t’empêche d’avoir la tête vide et de te sentir heureux. Tes besoins, tes envies? Oublie ça, les gérer et les nuancer avec équilibre. Tous des péchés! Pouf, de la gestion de moins! Te sentir coupable ou impuissant? Oublie ça! Les génocides, la faim dans le monde, ça fait partie des plans mystérieux de Dieu! Pas pire, hein!? Avoue que tu te sens bien quand tu te sens pu!» J’haïs pas ça me sentir. Même si parfois c’est lourd, c’est un poids qui me garde sur terre. En quoi je crois? Aussi fou et impossible que ça puisse paraître : en nous. Et ça me suffit.

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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