Fin de session à Ottawa

Les parlementaires auraient toutes les raisons du monde d’être à bout souffle en cette fin de session parlementaire à Ottawa. Les rebondissements n’ont pas manqué aux Communes. Les affrontements avec Élections Canada et la direction de la Commission canadienne de sûreté nucléaire additionnés aux audiences sur les affaires Mulroney-Schreiber et Bernier-Couillard ont donné du fil à retorde aux conservateurs. Pourtant, les conséquences ont été minimes, pour ne pas dire nulles, dans les sondages, particulièrement au Québec.

La conséquence ultime aurait pu venir de l’opposition officielle en chambre. Les libéraux ont eu maintes occasions de défaire le gouvernement minoritaire de Stephen Harper. Encore cette semaine, le vote sur le projet de loi portant sur l’immigration leur a  ouvert la porte… qui s’est aussitôt refermée. L’équipe de Stéphane Dion n’a pas eu le courage de ses convictions. Il est vrai que les sondages n’ont rien pour les motiver. Les chiffres sont dévastateurs au Québec et plutôt décevants dans le reste du Canada. Les libéraux de Stéphane Dion ne parviennent pas à s’imposer comme une alternative de choix. Le NPD grappille même dans sa base électorale pour déclasser les libéraux, qui figurent maintenant en quatrième place. Les chiffres dans le reste du Canada n’indiquent pas que des gains significatifs pourraient être faits.

Les libéraux devront prendre l’été pour songer à la suite des choses. Ils doivent évaluer les effets négatifs que peut avoir leur stratégie en chambre. Il sera de plus en plus difficile pour eux de tenir un discours et de ne pas passer aux actes.

Quant aux conservateurs, la belle saison devra leur servir à mettre la maison en ordre. Les erreurs ne pourront s’additionner sans qu’ils finissent par en payer le prix. De plus, s’ils aspirent à gouverner jusqu’en octobre 2009, ils devront présenter un plan d’action significatif. Pour ce qui est du Bloc, qui a certes repris de l’aplomb en chambre, il lui faudra se questionner sur son incapacité à faire le plein d’appuis. Une réflexion s’impose là aussi.
 
Chacun devra faire ses devoirs tout en gardant en tête que les partis doivent aussi plancher sur leur vision économique. Car dans les tumultes de l’affaire Couillard, il semble que l’on ait perdu de vue le fait que le Canada a connu un ralentissement.

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