De retour après la pause

Bien oui, un autre texte sur la commission Bastarache. Le feuilleton se poursuit et mobilise les Québécois. Les cotes d’écoute des chaînes de télé montent en flèche et les discussions autour du café ne tarissent pas.

Nul n’est à l’abri. En fait, rares sont ceux qui n’ont pas eu vent de l’événement. Seuls les ministres du gouvernement prétendent ne pas suivre les travaux de la commission. Hum… 

En théorie, Marc Bellemare a maintenant terminé son témoignage et rien, jusqu’à présent, n’est parvenu à le mettre K-O. Il est vrai qu’il reste encore bien des témoins. L’objectif, pour ne pas dire le scénario idéal, de Jean Charest était cependant de discréditer l’homme le plus rapidement possible. D’expédier le dossier pour en finir le plus rapidement et de ne pas laisser de trace dans l’opinion publique. Ses avocats ont échoué.

Marc Bellemare n’est pas un saint, on peut même parfois penser qu’il est un peu bizarre. Continuer d’entretenir des liens avec les financiers qui avaient fait pression sur lui, c’est en effet particulier. Là n’est cependant pas la question. Sur le fond du problème – l’influence des financiers du PLQ dans la nomination des juges – le témoignage de Marc Bellemare aura tenu la route. Malgré les tentatives répétées des avocats du gouvernement, de M. Charest et du Parti libéral visant à le discréditer, il aura gardé son calme et répondu aux questions.

Me Bellemare ayant obtenu le statut de participant, la commission entrera la semaine prochaine dans une nouvelle phase. Celui qui qualifiait l’opération de «piège à cons» a finalement plié. On peut le comprendre. Une fois engagé, il ne pouvait faire autrement que de demander que son avocat contre-interroge les témoins à venir.

C’est bien ainsi, puisque la décision du juge Bastarache d’accéder à sa demande ajoute à la crédibilité de la commission et à son équilibre. D’un autre côté, des interventions comme celle de l’avocat du Parti libéral, Me Dugas, la discrédite. Les intervenants ne peuvent se permettre d’intervenir sur la place publique. Pour la suite des choses, on aimerait que le juge rappelle les intervenants à l’ordre dès la reprise des travaux, mardi.

Bien que tous les Québecois soient rivés à leur écran, on peut se demander si tout ce brouhaha est utile. Ce n’est pas la commission que l’on souhaitait. Le juge Bastarache doit manouvrer avec un mandat hyper limité que Marc Bellemare a restreint encore plus en parlant du processus de nomination de trois juges. Au bout du compte, si on ne trouve pas la vérité, tout ce débat aura permis de discréditer certains acteurs. Reste à savoir lesquels. À suivre après la pause…

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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