Trump vole la vedette à Romney le jour de sa victoire

Photo: Mary Altaffer/AP

En remportant au moins 97 des délégués en jeu dans la primaire du Texas, Mitt Romney est enfin parvenu à atteindre le chiffre magique de 1144 délégués qu’il lui fallait pour remporter la nomination de son parti. Il reste maintenant au candidat de réunifier un parti déchiré durant la bataille pour l’investiture.

Les organisateurs de la campagne de Romney s’entendent pour dire que les prochaines semaines, d’ici le congé de la Fête du travail, seront cruciales. Romney devra maintenant convaincre les électeurs indépendants qu’ils peuvent lui faire confiance pour remplacer un président qu’ils aiment bien, mais qui ne parvient pas à relancer l’économie.

Depuis mardi, Romney s’est mis à lancer des attaques, accusant le président de dépenser l’argent des contribuables dans des compagnies comme Solyndra, une compagnie d’énergie renouvelable qui a fait faillite peu de temps après avoir reçu 528M$ en financement du fédéral. C’était en fait une contre-attaque contre le président qui s’en était pris à la gestion de la firme Bain Capital par Romney, qui selon Obama, ne présage rien de bon pour la classe moyenne advenant une présidence Romney.

Cette victoire qui devait être un grand jour pour Romney lui a été un peu volé par les déclarations de Donald Trump, celui qui, depuis le mois de février, finance sa campagne. Le milliardaire, qui avait organisé mardi une levée de fonds pour le candidat dans un de ses hôtels de Las Vegas, a relancé sa rengaine concernant le véritable lieu de naissance de Barrack Obama. Lors d’une entrevue avec Wolf Blitzer de CNN, il a réitéré qu’il pensait que le certificat de naissance présenté par le président était un faux.

L’équipe d’Obama a reproché à Romney de ne pas condamner les prises de positions extrêmes et les déclarations de Donald Trump, que même Blitzer, le journaliste de CNN, estimait ridicules. Romney s’est contenté de dire qu’il n’avait pas à partager toutes les opinions de ses supporters. De son côté, Newt Gingrich qui, depuis son retrait de la course à l’investiture, s’est rangé du côté de son ancien rival, a affirmé qu’il n’y avait pas de quoi en faire un plat. Il ajouté que Romney et lui croyaient qu’Obama était un Américain de naissance qui supprimait des emplois, alors que d’autres croyaient qu’il était né ailleurs, mais qu’il supprimait tout de même des emplois.

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