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17:07 13 août 2015 | mise à jour le: 13 août 2015 à 17:07 Temps de lecture: 4 minutes

Quatre fois plus de bacs bruns dans MHM

Quatre fois plus de bacs bruns dans MHM
Photo: Archives TC Media

Le nombre de bacs bruns passera de 7200 à près de 28 000 dans Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM). La nouvelle phase d’implantation de la collecte des résidus alimentaires dans l’arrondissement débutera dès septembre 2015 et répondra aux nouvelles exigences gouvernementales visant à réduire l’enfouissement des déchets.

Le processus de distribution et les secteurs ciblés ne sont pas encore déterminés. Les élus doivent avoir des discussions à ce sujet au cours des prochaines semaines.

Lors de la première phase d’implantation, en septembre 2014, les 7200 premiers bacs bruns ont été distribués uniquement aux résidents du Quartier vert Maisonneuve, délimité par l’avenue Pierre-de-Coubertin, la rue Notre-Dame, le boulevard Pie-IX et la rue Ida-Steinberg.

«Les discussions que nous aurons permettront de déterminer le mode de distribution et les secteurs desservis», indique Réal Ménard, maire de MHM et responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif.

«Rien n’a encore été décidé, si ce n’est que nous augmentons la cadence dans l’arrondissement en procédant à une nouvelle phase d’implantation», ajoute-t-il.

À partir de 2016, tous les arrondissements implanteront graduellement la collecte des résidus alimentaires afin d’en terminer le déploiement en 2019. Chaque année, entre 50 000 et 90 000 nouvelles portes profiteront du service.

Au terme du processus, tous les immeubles de huit logements et moins, ce qui représente environ 536 000 portes à l’échelle montréalaise, seront desservis.

«C’est 25% plus corrosif d’enfouir les déchets et on n’a pas de plan B pour la planète, alors tout le monde doit participer», a déclaré le maire Denis Coderre en conférence de presse le 11 septembre dernier.

Le magistrat de Montréal n’exclut pas la coercition si les taux de collecte sont mauvais. Actuellement, le taux de participation aux 98 000 portes déjà couvertes dans neuf arrondissements varie de 20 à 40%.

M. Ménard croit qu’une bonne campagne de communication à large échelle et l’expérience acquise avec le recyclage devraient permettre d’obtenir des résultats suffisants pour atteindre l’objectif de valorisation de 60%.

D’ici 2019, la Ville aura aussi construit deux centres de compostage et une usine de biométhanisation pour éviter d’envoyer ses déchets putrescibles à 150km de Montréal, comme c’est le cas actuellement.

Les ménages habitant des logements de neuf unités et plus seront, à quelques exceptions près, concernés par le compostage d’ici 2020. Leurs poubelles seront triées au Centre de prétraitement qui sera construit pour ajouter une étape de tri supplémentaire pour les sacs d’ordures traditionnels. Le gaz généré par la biométhanisation des matières putrescibles devrait permettre de couvrir le quart des besoins en gaz de la Ville.

La directrice générale du Conseil régional de l’environnement de Montréal, Coralie Deny, soutient la nouvelle stratégie.

«La collecte des matières organiques est un volet important, car cela représente 47% de nos déchets. Cela va avoir un effet positif.»

Même si les projets d’usines et de centres de compostage totalisent des investissements de 260M$, Mme Deny souligne que la Ville économisera dans les frais de transport et d’enfouissement tout en disposant d’un compost pour ses besoins horticoles.

Mais, selon le parti Projet Montréal, cette stratégie est un échec.

«Il n’y a rien dans le plan de la Ville pour desservir, d’ici 2020, les neuf logements et plus, les commerces et industries», a critiqué la conseillère du Vieux-Rosemont, Érika Duchesne.

Ainsi, elle croit que la Ville ne sera pas en mesure d’atteindre les objectifs gouvernementaux qui prévoient la fin de l’enfouissement des matières organiques d’ici 2020.

(En collaboration avec Mathias Marchal)

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