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Le débat ne fait que commencer

En réponse à la lettre de Michel Leblanc, PDG de la Chambre de com­merce du Montréal métropolitain, publiée hier.

M. Leblanc, votre dis­cours m’a profondément indigné. Vos termes «déplafonner les droits de scolarité» ne correspondent pas à la réalité.

Les frais de scolarité universitaires sont en constante augmentation depuis 2007. De plus, bien que réglementés depuis cette date, les frais institutionnels obligatoires con-tinuent d’augmenter de façon certaine et cons­tante. Combinées, ces augmentations totalisent en moyenne 600 $ de hausse pour l’ensemble des étu­diants québécois. En frais de scolarité seulement, cela représente une hausse de 30 % depuis 2007. La nouvelle hausse annoncée dans le budget 2011-2012 représente une augmentation additionnelle de 75 % de la portion frais de scolarité. Cumulées depuis 2007, les hausses représenteront une augmentation de 127 %, pour un total de 3 793 $ en frais de scolarité. Cela représente plus du dou­ble de leur niveau de 2007.

Alors que des défis énor­mes des finances publiques s’imposent à la jeunesse, nous déclarons être prêts à relever ces défis. Mais ne nous cassons pas les deux jambes avant même d’avoir commencé le parcours!

Vous voulez une économie forte et diversifiée? Ouvrir les portes du savoir à la jeunesse est le meilleur investissement que la société québécoise peut s’offrir.
Et elle peut se l’offrir : lorsqu’on sait que la collusion dans le secteur de la construction fait gonfler la facture d’un tiers comparativement aux ensembles régionaux similaires, lorsqu’on sait que nos ressources naturelles sont vendues pour une bouchée de pain, que les agences de placement grugent l’en-veloppent budgétaire du réseau de la santé, il y a lieu de tenir un débat sur la perti­nence d’augmenter toujours davantage les droits de scolarité.

Avant de prétendre que l’augmentation des droits de scolarité permettra d’améliorer la qualité des diplômes, informez-vous plutôt que de relayer le message du gouvernement et de lobbys.  

– Anaïs Valiquette L’Heureux, Étudiante au doctorat en administration publique, ENAP

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