Nids-de-poule: opération colmatage pour sécuriser Sherbrooke
Même si l’hiver n’est toujours pas terminé, les opérations de colmatage des nids-de-poule sont déjà amorcées dans l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM). Les conditions météorologiques de gel et de dégel des dernières semaines ont accéléré la formation de trous.
Des opérations ont notamment eu lieu rue Sherbrooke, qui ressemblait par endroit à un champ de mine.
«La rue Sherbrooke faisait partie des priorités. C’est une artère très fréquentée avec le passage de nombreux camions, voitures et autobus. Elle nécessitait des interventions à plusieurs endroits», avoue Karine Boivin-Roy, conseillère municipale de Louis-Riel.
Après le passage de la machinerie, la situation s’est nettement améliorée, a constaté TC Media. Certaines portions requièrent toutefois toujours la vigilance des automobilistes, entre la place Versailles et le Repos Saint-François d’Assise, parce que certains nids-de-poule sont encore présents.
En condition hivernale, avec une chaussée détrempée et de l’asphalte froid, les opérations de colmatage sont moins efficaces, admet Pierre Morissette, directeur des travaux publics à l’arrondissement de MHM.
«Mais nous intervenons pour des questions de sécurité, en attendant des conditions climatiques plus propices pour des opérations de plus grande envergure. Les résultats sont meilleurs avec de l’asphalte chaud et des conditions climatiques favorables (chaleur et temps sec).»
Deux équipes ont été affectées aux opérations sur le réseau local. Dans les prochaines semaines, lorsque la température sera plus clémente, ce nombre pourrait aller jusqu’à six équipes de travail pour couvrir les 313 km de rues de l’arrondissement.
Le budget consacré à ces interventions est de plus de 450 000 $ annuellement, ce qui ne comprend pas les investissements du programme de réfection routière qui se chiffre à plusieurs milliers de dollars.
Quatre employés supplémentaires au volant de leur «machinerie de guerre» ont aussi prêté main-forte aux équipes en place en sillonnant le réseau artériel, les 27 et 28 février.
Le nombre de plaintes en baisse
Difficile de dire avec exactitude si l’on assiste à une augmentation ou une diminution du nombre de nids-de-poule. Ce qui est sûr toutefois, c’est que les artères vieillissent, que les conduites d’aqueduc prennent également de l’âge et que lorsqu’une fuite survient cela affecte inévitablement l’état de la chaussée.
Malgré tout, le nombre de plaintes est en baisse au cours des dernières années. Le nombre de requêtes a diminué du tiers en 2015, avec 766 demandes, par rapport à l’année précédente (1185).
La tendance se maintient jusqu’à présent avec une légère baisse.
Chez CAA, on indique que les dommages les plus fréquents sur les véhicules sont causés aux pneus et aux roues. «Les réparations tournent autour de 300 $. Mais si la suspension est touchée, cela peut aller jusqu’à 1000 $», explique Anne-Sophie Hamel, porte-parole.
Elle conseille aux automobilistes de ne jamais freiner dans un nid-de-poule, d’éviter de zigzaguer et de laisser une distance suffisante avec le véhicule précédent pour se laisser le temps de réagir.
(En collaboration avec Stéphanie Maunay)
Nombre de requêtes
Le nombre de requêtes citoyennes au sujet des nids-de-poule est en baisse dans les dernières années dans l’arrondissement.
En 2014: 1185
En 2015: 766
En 2016: 120 jusqu’à présent (142 pour la même période en 2015)