Soutenez

Nouvelles voitures de métro: Une entente pour «très bientôt»

Les négociations entourant l’achat de nouvelles voitures de métro tirent à leur fin. Hier, le directeur général de la Société de transport de Montréal (STM), Yves Devin, a assuré qu’une entente devrait survenir «très bientôt». «On est dans les discussions finales, a-t-il dit. Ce qu’on est en train de faire, c’est de mettre en place une mécanique pour ne pas retarder le processus d’arrivée des wagons et pour qu’on garde le même objectif de 2012.»

Le consortium formé d’Alstom et de Bombardier négocie avec la STM depuis le mois mai pour le remplacement des 336 voitures de métro MR-63. A priori, ces négociations devaient durer neuf semaines. M. Devin a assuré qu’ils conviendront du bon prix. «On ne paiera pas une cent de plus», a-t-il lancé. Les nouvelles voitures pourront embarquer jusqu’à 16 % de plus d’usagers. En plus, la STM pourra sauver jusqu’à 10M$ en frais de maintenance. Les voitures actuelles, qui sont en service depuis plusieurs décennies, sont inspectées régulièrement pour prévenir les bris.

L’arrivée des nouvelles voitures permettra à la Société de transport de Montréal (STM) de souffler. «Si elles n’arrivent pas au cours des prochaines années, dans cinq, six ou sept ans, ça sera beaucoup plus compliqué de garder [les voitures MR-63 et MR73) sur les rails», a admis le directeur exécutif-Exploitation de la STM, Carl Desrosiers.

C’est aussi l’une des conclusions de l’étude de balisage des réseaux de métro du Collège impérial de Londres concernant la STM. Le matériel roulant de la société est l’un des plus vieux au monde. Résultat : ses coûts de maintenance sont élevés. «Sans le nouveau matériel roulant, les coûts de maintenance vont augmenter, et les équipements deviendront obsolètes», a fait savoir le directeur du Railway and Transport Strategy Centre du Collège impérial de Londres, Richard Anderson.

Compétitif malgré tout

Malgré le fait que la STM possède un vieux ma­tériel roulant très âgé, elle réussit à rivaliser avec beaucoup d’autres ré­seaux de métro, selon l’é­tude du Collège impérial de Lon­dres.
«La STM fait beaucoup compte tenu de l’âge de son matériel roulant», a dit M. Anderson. Cela est en partie attribuable à la productivité très élevée de sa main-d’Å“uvre. En outre, le taux d’incidents qui ont ralenti le service pendant au moins cinq minutes est l’un des plus bas dans le monde. En revanche, la STM doit tenter de donner davantage d’information à ses usagers en temps réel, que ce soit par les ta­ble­aux d’affichage électroniques ou par les téléphones cellulaires. Elle doit en outre tenter hausser ses revenus commerciaux et offrir da­vantage de formation à ses employés, selon l’étude.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.