L'été des grandes décisions
L’été 2009 a été très mouvementé chez le Canadien. Même si la formation aurait encore besoin de bien des changements, ne vous attendez pas à voir autant d’action cet été. Bien sûr, le Tricolore pourrait encore s’améliorer. On est encore loin d’une équipe capable de se battre pour la Coupe Stanley. Toutefois, l’organisation a fait sa niche en embauchant Scott Gomez, Mike Cammalleri et Brian Gionta l’année dernière.
En tout, 13 joueurs du Canadien empocheront 43 M$ la saison prochaine. La haute direction n’aura donc pas beaucoup de marge de manÅ“uvre, surtout si on considère que le plafond salarial risque de tourner autour de 56,8 M$.
Les priorités
Respectivement, les deux priorités de l’organisation doivent être de garder Tomas Plekanec, qui sera agent libre le 1er juillet, et de prendre une décision en ce qui concerne les deux gardiens, Carey Price et Jaroslav Halak, qui deviendront tous deux joueurs autonomes avec restrictions à la fin de la saison.
Tout indique de Plekanec désire rester, mais le TricoÂlore ne peut pas surpayer le centre tout simplement à cause du salaire de 7,3 M$ que Scott Gomez empochera jusqu’en 2013-14. C’est déjà assez difficile comme ça de devoir offrir ce genre de salaire à un centre numéro un qui ne produit que 60 points par saison, il ne faudrait pas saigner l’équipe à blanc pour en payer un deuxième.
Si Plekanec demande plus de 5 M$ par saison, Pierre Gauthier aura une grosse décision à prendre. Choisir entre Price et Halak n’est pas plus aisé. Dans un monde idéal, l’équipe montréalaise garderait les deux cerbères, question de voir lequel a le plus à lui offrir. La plupart des gens s’entendent pour dire que présentement, Halak est le numéro un, mais que Price a plus de talent à long terme.
Garder les deux joueurs peut toutefois s’avérer dangereux en raison du plafond salarial, mais aussi à cause du fait que les deux gardiens ne sont peut-être pas prêts à continuer à jouer dans un environnement où ils ne sont pas certains d’avoir le poste de partant. Alors, l’«entre-saison» ne sera peut-être pas aussi tumultueuse que l’an dernier, mais le Canadien aura des décisions difficiles à prendre.