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Cristiano Ronaldo: «Benzema a besoin de temps»

Emmanuel Bousquet - Métro France

Cristiano Ronaldo, le joueur le plus cher de l’histoire nous a reçu dans un studio-photo du centre-ville de Madrid, la semaine dernière. La star du Real est arrivée à l’heure pour présenter ses nouvelles chaussures «flashy et rapide, comme moi» – on ne se refait pas -. Bien loin malgré tout de la diva arrogante que ses déclarations laissent imaginer. Presque timide, les bras cachés derrière son dos, l’attaquant portugais, meilleur buteur de la Liga (9 buts après huit journées), s’est prêté au jeu (très minuté) des questions-réponses.

Vous avez pris du temps avant d’inscrire votre premier but cette saison. Comment expliquez-vous ce retard à l’allumage ?
On ne peut toujours être au top et quand on y, c’est difficile de s’y maintenir. Mais mon job n’a pas changé. Je travaille, je reste calme et je laisse venir les choses. J’ai dû attendre quelques matches avant de marquer un but (un pénalty lors de la 4e journée, ndlr). Et là, les choses ont changé. C’est les aléas du football. Parfois, on est mauvais, et à un moment, on a un déclic et on retrouve le chemin des filets, on joue bien à nouveau. C’est le cas en ce moment, et ça me réjouit. Je voudrais bien que ça continue comme ça.

Vous affrontez le Milan AC mercredi en Ligue des champions. Une équipe très expérimentée avec les Seedorf, Nesta et Pirlo, si l’on compare à la jeunesse du Real Madrid. C’est un facteur qui peut compter ?
Ça n’a aucune importance. Enfin… disons que l’expérience c’est essentiel, mais ce n’est pas une question d’âge. On peut être très aguerri à 20 ans, comme être totalement novice à 35. Ce n’est que mon avis, mais je pense que l’âge n’est pas primordial. On joue à la maison et si on fait un bon match chez nous, alors à San Siro, tout sera différent. Sans un bon match à domicile, ce sera difficile. Alors, même si je respecte le Milan AC, on a de bonnes chances de l’emporter.

Vous avez joué à Manchester United. Votre ancien club et votre ex-coéquipier Wayne Rooney sont à la peine en Championnat. Cela vous inspire quoi ?
Ils ont acheté de nouveaux joueurs, des bons, mais le style de jeu reste plus ou moins le même. Il faut être patient. La saison dernière, ils n’ont rien gagné mais je suis sûr que tout va rentrer dans l’ordre. Wayne est toujours un joueur fantastique, il n’a pas connu un début de saison très bon (il n’a inscrit qu’un but, sur pénalty lors de la 3e journée), mais je suis persuadé qu’il va redevenir le joueur déterminant qu’il a été.

Votre avis sur les recrues allemandes, Özil et Khedira ?
Ce sont tous les deux d’excellents joueurs. Ils me surprennent depuis que je les ai vus lors de la Coupe du monde. Ils ont été brillants. Reste que Khedira, je ne le connaissais pas trop et au fur et à mesure des entraînements, j’ai découvert un gros bosseur, qui se met au service de l’équipe. J’aime jouer avec lui.

Mourinho est-il l’homme le plus élégant du Portugal ?
Peut-être. C’est un des Portugais qui réussit le plus au monde, il est énorme. C’est un des emblèmes du Portugal. Il rend les Lusitaniens fiers de leur pays.

Vous avez joué pour un autre entraîneur mythique, Alex Ferguson. En quoi sont-ils différents ?
D’une certaine façon, ils se ressemblent. Parce qu’ils sont très expérimentés et parce qu’ils ont tout gagné dans le football. Alors s’il devait y avoir des différences, c’est parce qu’il y a un jeune, et un…plus vieux. J’ai adoré travailler avec Sir Alex Ferguson. ON s’est toujours bien entendus et aujourd’hui, c’est un ami. En ce qui me concerne, c’est le meilleur entraîneur du monde.

En quoi le « nouveau Â» Real Madrid – six recrues, un nouveau coach – est il différent de la saison dernière ?
Il y a davantage de discipline, et Mourinho a modifié notre façon de jouer. C’est un coach génial et les titres parlent pour lui. Il sait ce qu’il y a faire si on veut réussir. Travailler avec lui, c’est avoir la certitude qu’on va gagner quelque chose. Et la mayonnaise est en train de prendre.

Qui est le 2e meilleur joueur du monde ?
Question difficile. On verra bien ce que la FIFA décidera.

Benzema ne parvient pas à s’imposer dans le collectif madrilène. Quelles sont ses faiblesses ?
La presse met beaucoup de pression sur Karim. C’est un joueur brillant. Il a besoin de temps pour s’adapter à la Ligue. Mais je crois que la pression qu’on lui met dessus y est pour beaucoup dans son début de saison compliqué. Il faut le laisser tranquille, qu’il travaille en paix parce qu’il a un vrai talent. Je suis sûr qu’il peut faire de grandes choses sous le maillot du Real Madrid. On s’entend bien tous les deux. Comme avec le reste du vestiaire.

Que pensez-vous du rapprochement de Zidane ?
Que du bien. J’aime bien Zidane.

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