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Caster Semenya devra-t-elle se «doper» pour revenir aux JO?

South Africa's Caster Semenya, left, Britain's Lynsey Sharp, second left, Belarus' Marina Arzamasova, center, and United States' Kate Grace, right, compete in a women's 800-meter semifinal during the athletics competitions of the 2016 Summer Olympics at the Olympic stadium in Rio de Janeiro, Brazil, Thursday, Aug. 18, 2016. (AP Photo/Martin Meissner) Photo: Martin Meissner/The Associated Press

La coureuse sud-africaine Caster Semenya a remporté samedi l’or olympique au 800 m. Après sa victoire, elle a refusé de parler de contrôle des niveaux de testostérone. Toutefois, le cas de cette athlète qualifiée d’«intersexuée» continuera de faire jaser cette année.

«Nous ne somme pas ici pour parler de l’IAAF, ou de spéculations. Ce soir, nous parlons de performance, de ce que nous avons vu ce soir», a-t-elle rétorqué à un journaliste qui voulait savoir si les athlètes avaient subi des traitements de réduction de la testostérone.

Une médication qui pourrait devenir obligatoire pour les athlètes hyperandrogènes d’ici les prochains Jeux olympiques.

Après avoir été temporairement aboli par le Tribunal arbitral du sport (TAS) il y a un peu plus d’un an, le règlement sur l’hyperandrogénisme de Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) sera de nouveau examiné par le TAS en juillet prochain.

Ce règlement adopté en 2011 dans la foulée des performances hors du commun de Caster Semenya, indique que pour prendre part à une compétition d’athlétisme chez les femmes, les athlètes doivent présenter des taux d’hormones androgènes (testostérone) moins élevés que les taux normalement observés chez les hommes.

Par extension, des femmes atteintes d’hyperandrogénisme, comme c’est le cas de Caster Semenya, devraient ainsi faire baisser artificiellement leur taux de testostérone afin de participer à des compétitions. Cette obligation à subir des traitements médicaux qui avait été jugée discriminatoire par le TAS en juillet 2015. «L’IAAF n’a pas fourni suffisamment de preuves scientifiques démontrant le lien entre le taux élevé de testostérone et des performances supérieures chez les athlètes hyperandrogènes», indiquait le TAS dans le cas spécifique de la coureuse indienne Dutee Chand, suspendue par l’IAAF.

La fédération tentera donc de convaincre le TAS que, pour les bienfaits du sport, les taux de testostérone chez les femmes devraient être régulés. Ce qui est en quelque sorte du dopage inversé.

Pour une fédération dans laquelle on tente d’éradiquer les fréquents cas de dopage, ceci ne s’annonce pas une mince tâche.

Sept ans après avoir dû se plier à une vérification de genre, et avoir été suspendue des compétitions d’athlétisme, Semenya est montée sur la plus haute marche du podium du 800 m en terminant plus d’une seconde devant la Burundaise Francine Niyonsaba.

La Sud-africaine avait remporté l’argent aux Jeux de Londres derrière la Russe Mariya Savinova, dont le nom a fait surface dans un rapport sur le dopage publié en novembre dernier.

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