L’Impact veut se racheter face au United
MONTRÉAL — L’Impact de Montréal voudra faire oublier une de ses pires défaites de la saison quand le D.C. United sera de passage au stade Saputo, mercredi soir.
L’entraîneur-chef Mauro Biello avait présenté ses excuses aux partisans après un revers à domicile de 3-0, samedi contre le Fire de Chicago, la pire formation de la MLS qui n’avait pas gagné à l’étranger depuis juillet 2014.
Les joueurs ont organisé une longue réunion lundi pour évacuer les frustrations après deux défaites consécutives par un score combiné de 6-1. L’Impact (8-7-9) occupe le cinquième rang dans l’Est, cinq points devant le United (6-8-10), en sixième place.
«Parfois, quand il y a des thèmes récurrents pendant quelques semaines ou quelques mois, quand on répète les mêmes erreurs, vous devez prendre le temps de régler ces problèmes, a dit le gardien Evan Bush. Mais il ne faut pas trop s’apitoyer sur ce match-là, parce que nous avons aussi connu de bons matchs cette saison.
«Ce qui est malheureux, c’est que plusieurs de nos mauvaises performances ont eu lieu à domicile. Peut-être que nous pensons que les choses devraient être faciles à domicile.»
L’Impact a une fiche de 6-3-3 à domicile cette saison, mais Bush a trouvé des similarités entre des défaites de 2-0 contre le Toronto FC le 23 avril et de 3-1 face au New York City FC le 17 juillet et celle de samedi face au Fire, quand les joueurs ont quitté le terrain sous les huées des partisans.
«Nous mettons parfois tellement l’emphase sur l’attaque à domicile que les équipes profitent des contre-attaques, a-t-il expliqué. Lors de ces défaites, presque tous les buts ont été concédés en transition.
«Même après une phase arrêtée en notre faveur comme sur le premier but face au Fire (après un corner de l’Impact). Nous pensons être en contrôle et sur le point de marquer, puis l’autre équipe sort de nulle part et obtient une occasion en contre-attaque. Nous devons trouver un moyen d’être agressifs à domicile sans baisser la garde en arrière.»
Il s’agira du deuxième duel entre l’Impact et le United en un mois. Le United a un dossier de 1-0-3 depuis un nul de 1-1 face à l’Impact le 31 juillet à Washington. Hernán Bernardello avait alors créé l’égalité à la 86e minute pour l’Impact, qui avait été réduit à 10 joueurs à la suite de l’expulsion de Didier Drogba à la 81e minute pour avoir donné un coup de genou à un rival.
«Ça n’avait pas été un de nos meilleurs matchs, a admis Bush. Il faisait chaud et humide, les conditions étaient difficiles, mais nous avions trouvé le moyen d’arracher un point même si nous avions un joueur en moins.
«Nous savons ce que le United présente comme style. Nous devons nous attendre à ce qu’il défende et attende les contre-attaques, comme les autres équipes qui nous donnent des maux de tête.»
Biello a rappelé que même s’il fallait être patient pour battre une équipe prêchant ce style de jeu défensif, ça ne voulait pas dire qu’il fallait rester passif comme sa troupe l’a fait face au Fire.
«Ça ne veut pas dire qu’il faut faire des passes lentement en arrière, a-t-il dit. Il faut bouger le ballon rapidement et reconnaître les ouvertures pour aller vers l’avant.»
L’arrière latéral Ambroise Oyongo sera disponible mercredi après avoir purgé une suspension d’un match. Il quittera toutefois l’équipe la semaine prochaine pour aller rejoindre l’équipe nationale du Cameroun, qui disputera deux matchs des qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations.