Fusion des circonscriptions de Mont-Royal et d’Outremont: Coderre «très déçu»
Si la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques a été préservée, ce n’est pas le cas de celles de Mont-Royal et Outremont, qui seront fusionnées. Une décision que ne plaît pas au maire de Montréal.
Au repos forcé jusqu’au 8 mars en raison d’un problème de santé, Denis Coderre a tenu à faire savoir son mécontentement après la décision de la Commission de la représentation électorale.
Jeudi matin, celle-ci, sous la pression populaire, a décidé de conserver la circonscription électorale provinciale Sainte-Marie–Saint-Jacques, après une première annonce contraire le mois dernier. Le maire Coderre s’était notamment joint au mouvement de protestation pour soutenir l’élue actuelle, Manon Massé de Québec solidaire. Une pétition rassemblant 14 000 signatures avait même été déposée au Directeur général des élections (DGE).
Cette même Commission a dans le même temps décidé de fusionner finalement les circonscriptions de Mont-Royal et Outremont. Au grand dam de Denis Coderre, qui s’est déclaré, dans un communiqué, «très déçu».
«À l’origine, la Commission voulait abolir la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques, au centre-ville de Montréal, ce qui était totalement inacceptable à nos yeux, a expliqué le maire. Et c’est pourquoi nous nous sommes battus pour qu’elle soit conservée, entre autres en adoptant à l’unanimité au conseil d’arrondissement de Ville-Marie, une motion demandant son maintien. Or, nous apprenons ce matin que la Commission a plutôt choisi de fusionner deux autres circonscriptions montréalaises, ce qui aura le même effet, soit de retirer à la métropole une circonscription électorale et de diminuer le poids politique de Montréal. C’est inacceptable, quand on sait que la population montréalaise ne cesse de s’accroître.»
Actuellement, les électeurs de ces deux circonscriptions de Mont-Royal et Outremont ont élu deux libéraux devenus ministres du gouvernement Couillard, respectivement Hélène David et Pierre Arcand.
L’un d’eux pourrait donc perdre son siège de député lors des prochaines élections provinciales prévues en 2018.