Des conditions de travail appelées à s'améliorer
Québec s’apprête à améliorer les conditions de travail des artistes et des techniciens qui participent à des productions cinématographiques et télévisuelles.
Un projet de loi a récemment été déposé pour actualiser les régimes des relations de travail dans le secteur culturel.
«Nous avons voulu améliorer les conditions de travail des techniciens en élargissant la portée de l’application de la Loi sur le statut professionnel et les conditions d’engagement des artistes de la scène, du disque et du cinéma à d’autres fonctions de techniciens non reconnus comme artistes», a déclaré la ministre de la Culture, Christine St-Pierre.
Ainsi, la définition de l’artiste a été repensée, tout comme le modèle des relations de travail.
Réponse au conflit syndical
Le projet de loi se veut surtout une réponse au conflit intersyndical qui oppose
l’Alliance internationale des employés de scène, de théâtre, techniciens de l’image, artistes et métiers connexes des États-Unis, ses territoires et du Canada (IATSE) à l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS) depuis l’automne 2005. Plusieurs tournages ont été annulés depuis, entraînant des pertes de plusieurs millions de dollars.
«Le projet de loi met en place des mesures qui règlent à long terme le conflit entre les deux syndicats et permettent ainsi d’assurer la paix industrielle dans le secteur des productions étrangères», a affirmé
Mme St-Pierre.
Concentrée essentiellement au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique, la production cinématographique et télévisuelle du Canada représente un total de 4,4 G$ en 2006-2007, dont près de 1 G$ au Québec.