Initiations : L'envers de la médaille
Comme le veut la tradition, le retour des étudiants en classe anime chaque année les rues de Montréal. Mais les initiations ont mauvaise réputation et bien souvent mauvaise presse, au désespoir de ceux qui y voient une raison d’être.
«Tout ce qu’on entend dire à propos des initiations, c’est qu’il y a beaucoup d’alcool et de partys, dénonce Sonia De Baere, membre du Poly-party, qui organise les initiations à Polytechnique. On oublie de dire que ces activités servent à établir des contacts.»
Mme De Baere cite entre autres des activités comme le «Party catapulte», où les équipes des différents programmes doivent construire une catapulte. «Ça permet de rencontrer les gens avec qui tu auras à travailler en équipe durant l’année», souligne Roseline Fafard, étudiante en génie mécanique.
Créer des liens
Dans le programme de médecine de l’Université Laval, on cherche à créer un sentiment d’appartenance. «Il y a des partys, mais aussi des activités en plein air, des activités sportives, des concours et un vins et fromages, tout ça pour permettre aux gens de créer des liens», raconte Annie-Kim Gendreau, membre organisatrice des initiations en médecine en 2006 et 2007.
Le professeur Clément Arsenault, de l’École de bibliothécomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal, reconnaît lui aussi leur utilité. «Les initiations servent à briser la glace et à montrer aux nouveaux qu’il n’y a pas juste l’étude à l’école, mais aussi la vie étudiante», souligne-t-il.
Mais la mauvaise réputation des initiations continue d’en refroidir quelques-uns. Mélissa Proulx, ancienne étudiante de littérature française à l’Université McGill, a préféré ne pas participer aux activités d’initiation. «La réputation des initiations de McGill étant assez forte, je n’étais donc pas très intéressée à participer», fait-elle valoir.