Le vilain petit caquiste
Un homme se plaint d’avoir été démis de ses fonctions de candidat de la CAQ parce qu’il n’a pas atteint ses objectifs de financement, soit 22 000 $. Selon La Presse, Alain-Michel Ayache laisse entendre que les places disponibles pour représenter ledit parti sont offertes aux gens les plus fortunés, ayant le plus de contacts.
Bouhouhou.
Snif.
Et autres larmes.
Bizarre. Pourtant, la CAQ, c’est le parti du peuple! Avouez que c’est quand même drôle, non? C’est à se demander si l’homme en question ne croyait pas s’être engagé avec Québec solitaire (pardon, solidaire) et non avec le Parti libéral 2.0. Cela semble logique qu’un parti qui se veut le porte-étendard, voire la niche officielle, du Québec inc. recherche des livreurs de lingots. Pas de quoi s’immoler sur la place publique. Semble-t-il que oui!
Sincèrement, la meilleure des chances à M. Ayache dans ses recherches sur l’éthique caquiste. Il risque fort bien de revenir bredouille. Attention, rien qui laisserait sous-entendre que la CAQ est malhonnête; disons plutôt qu’elle est désorganisée et surtout, électoralement pressée. Tellement pressée qu’elle réussit à mécontenter les drettistes comme les gogauchistes, les souverainistes comme les fédéralistes. Parlez-nous de ça, un parti qui fait l’unanimité : tout le monde s’entend pour dire que c’est n’importe quoi!
Quelques démissions fracassantes dans les derniers mois ont eu de quoi embarrasser le chef de la formation. Par contre, dans les derniers jours, dans la courte histoire de la politique québécoise du 21e siècle, rien n’a pu embarrasser une formation autant que son chef, François «Lagaffe» Legault. Nous avons écrit sur ses propos incroyablement maladroits sur l’électorat féminin.
En tout cas, il montre, en cette précampagne, qu’il ne pourra jamais être le premier ministre de tous les Québécois : seulement celui des hommes d’affaires et celui des hommes… tout court! D’ailleurs, en tant qu’hommes, être gouvernés par celui qui considère aussi peu nos blondes, nos filles, nos amies… Bof.
On pourrait quand même lui laisser une chance et dire que ses paroles ont dépassé sa pensée… Malheureusement non… Les paroles s’envolent et les écrits restent. Vous souvenez-vous d’une de ses déclarations stupides sur le fait que le cégep durait trop longtemps parce que les étudiants prenaient trop de drogue? Celle sur les femmes et le salaire nous l’a fait oublier!
Alors, monsieur Ayache, vous l’avez échappé belle! Peut-être un homme qui semble aussi intègre que vous s’était-il trompé de porte… Si vous proposiez vos services en tant que militant pour cette campagne-ci à un autre parti, peut-être que le vilain petit caquiste deviendrait un merveilleux signe… que le Québec n’acceptera pas le manque de jugement à la Legault.
Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.