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Le projet Équité contre le décrochage

Mis en place depuis septembre dernier en partenariat avec 12 écoles des commissions scolaires Marguerite-Bourgeoys et Lester B. Pearson, le projet Équi T-É, chapeauté par 5 Carrefours Jeunesse Emploi, vise à éviter le décrochage scolaire. Le constat de départ est simple: différentes études ont prouvé que la conciliation études-travail est un facteur de décrochage, en particulier si le nombre d’heures travaillées par semaine dépasse 20.

«Il y a un jeune sur trois qui décroche au secondaire et qui finit par ne pas avoir son diplôme, explique Myriam Bernier, chargée de projet entreprise et communication pour Équi T-É. Parallèlement, un jeune sur trois travaille. Sans supposer que ce sont systématiquement ceux qui travaillent qui décrochent, il est probable qu’il y ait un lien.»

L’idée est donc double. D’un côté, il s’agit de faire comprendre aux jeunes du secondaire qu’ils ne peuvent pas travailler plus de 15 heu­res par semaine sans que cela ait une incidence sur leur scolarité : «C’est positif de travailler, mais il faut savoir doser.» De l’autre, il faut amener les entreprises qui emploient ces jeunes à comprendre qu’elles ont un rôle à jouer dans ce problème de société et qu’en offrant des conditions de travail adaptées, elles peuvent faire une vraie différence.

«Une des règles principales pour que cela fonctionne, c’est la flexibilité des horaires : il faut que le jeune puisse faire moins d’heures pendant ses semaines d’examen, par exemple», affirme Myriam Bernier. La chargée de projet travaille principalement avec les entreprises, qu’elle dé­marche pour les inciter à demander la certification Équi T-É. «La certification prouve la responsabilité et la conscience sociale de l’entreprise partenaire, dit-elle.

Dans quelque temps, nous aimerions que le logo soit reconnu par les parents et les jeunes, mais aussi par les consommateurs, qui pourront alors choisir de privilégier ces entreprises responsables.»

Dans les écoles participantes, des intervenants viennent sensibiliser les jeunes ayant besoin d’aide et les encouragent à limiter leurs heures de travail. Le suivi est fait au cas par cas, car les jeunes peuvent être dans des situations très différentes : certains économisent simplement pour s’acheter une voiture, alors que d’autres vivent des situations familiales très difficiles. Parfois, il suffit de leur montrer qu’ils n’ont pas réellement besoin de gagner autant d’argent.

Pour le moment, 12 écoles participent au projet, mais les organisateurs espèrent parvenir à rallier toutes les écoles de l’île de Montréal. Myriam Bernier, quant à elle, a largement atteint son objectif de 100 entreprises  certifiées dans l’année : 160 entreprises, dont McDonald’s et Réno dépôt. «Et l’année n’est pas terminée!»

Quelques possibilités
Trois types de certification sont offertes par Équi T-É, sans engagement financier

Employeurs
Les employeurs responsables certifiés s’engagent notam­ment à porter attention au nombre d’heures de travail deman­dé par semaine aux élèves et aux exi­gences du calendrier scolaire. Professionnels de la santé. Ils s’engagent à porter une attention particulière au calendrier scolaire et à l’horaire des cours des élèves lors de la prise de rendez-vous.

Sympathisants
Les entreprises sympathisantes augmentent la visibilité du projet sur le territoire et bénéficient des avantages d’être certifiées Équi T-É.

Avantages pour les entreprises

  • Aucune contribution financière nécessaire
  • Visibilité positive dans nos communications et lors de nos activités de reconnaissance
  • Soutien au recrutement d’employés
  • Une plus grande stabilité du personnel
  • L’amélioration des relations de travail
  • Une diminution des besoins en formation

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