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Les 7 jours du Talion: Apprivoiser l'horreur

Patrick Senécal est d’abord et avant tout écrivain, mais de plus en plus souvent, il est appelé à se faire scénariste. Après Sur le seuil, c’est au tour de son roman Les 7 jours du Talion d’être porté au grand écran.

Cette fois, c’est l’histoire du Dr Bruno Hamel (Claude Legault) qui donnera aux cinéphiles des frissons dans le dos.

Dans ce suspense psychologique, qui devrait sortir en 2009, le spectateur verra la vie de Bruno basculer quand sa fille de sept ans se fait kidnapper, violer puis assassiner.

L’idée d’une terrible vengeance germe alors dans l’esprit du père, qui réussira à enlever le meurtrier (Martin Dubreuil) le jour de sa comparution afin de lui faire subir les pires souffrances dans le but avoué de le tuer sept jours plus tard, le jour où sa fille aurait eu huit ans.  

«C’est un film très, très psychologique», affirme Rémy Girard, qui incarnera Hervé Mercure, l’enquêteur principal de l’affaire. «Disons que c’est loin d’être une comédie légère!» rigole-t-il dans un sous-bois de Laval afin de détendre l’atmosphère du plateau, qu’on sent un peu lourde en ce froid matin de novembre.

«Jusqu’à mainteant, ce n’est pas facile… Hier, on a tourné la scène où je découvre le corps de la petite fille dans la forêt. Oh, my god! Ce qu’on peut faire à un enfant, c’est dur à imaginer… Ici, c’était de la fiction, mais quand même, ce sont des événements épouvantables…»

Plongeon dans un univers noir
Tellement épouvantable que, quand Claude Legault a lu le livre de Patrick Senécal à la demande du réalisateur Podz (Minuit, le soir, Les Bougon, C.A), il a hésité.
«J’ai lu le livre, je suis allé voir Podz et je lui ai dit : « Es-tu sérieux ? » Il m’a répondu : « Oui ». Moi, je n’aurais pas fait ce film sans lui et lui, je ne pense pas qu’il l’aurait fait sans moi. C’est épeurant, mais on a décidé d’aller au bat. Ça passe ou ça casse.»

Après quelques jours de tournage, Claude Legault est visiblement ému quand il parle des scènes enregistrées durant dans la première semaine. «Même si c’est dur, je crois que c’est un film important à faire parce que la violence, c’est très humain; on le sait, on la voit tous les jours. Les 7 jours du Talion, ce ne sera pas toujours facile à regarder, mais ce sera. Il y a une réflexion sous cette histoire.»

Le comédien, qui avoue s’isoler lors de tels tournages afin de se plonger au quotidien dans une certaine tristesse, croit que la plupart des gens se reconnaîtront dans le film.

«Tous les gens qui ont des enfants ont déjà dit ou pensé que si leur enfant se faisait tuer, ils tueraient le meurtrier. Mon personnage n’est pas tourmenté au début, mais il le devient. Patrick Senécal ose mettre ce besoin de vengeance en images. C’est à cause de ça que les gens dans la salle se sentiront interpellés.»

Le film mettra aussi en vedette Fanny Mallette, Martin Dubreuil, Rose-Marie Coallier, Pascale Delhaes, Dominique Ques­nel et Alexandre Goyette Il est produit par Nicole Robert.

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