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Le Cinéma Parallèle déménage au métro Saint-Laurent

Un complexe culturel qui hébergera le Cinéma Parallèle verra le jour sur le site de l’actuel édicule de la station de métro Saint-Laurent. Avec le changement de vocation du complexe Ex-Centris, le Cinéma Parallèle en profite non seulement pour s’assurer de la poursuite de ses activités, mais aussi pour accroître son offre. Le projet pourrait en effet compter sur cinq salles dédiées au cinéma indépendant.

«Notre mandat restera d’offrir du cinéma québécois et canadien, des
documentaires et des courts métrages, a confirmé Pascale Hébert,
présidente du Cinéma Parallèle. Le mandat reste le même, mais il sera
maintenant plus approfondi.»

Aucun échéancier précis n’a été établi pour le moment et le Cinéma
Parallèle continuera d’opérer comme locataire de l’Ex-Centris. «Nous
avons une entente pour deux ans avec Ex-centris, entente qui est
renouvelable au besoin», a fait savoir Mme Hébert.

Afin de mener le nouveau projet à terme, la Société de développement Angus (SDA) et le Cinéma Parallèle ont
annoncé la signature d’un partenariat entre les deux corporations. Le bâtiment sera situé sur un terrain vacant de 20 000 pi2 et pourrait
atteindre de 8 à 10 étages. Une attention particulière sera portée à
l’efficacité énergétique puisque que la construction devra répondre à
la norme LEED Or.

«Nous pourrons y réaliser un bâtiment qui accueillera
le Cinéma Parallèle de belle façon, en rendant le cinéma indépendant plus facilement
accessible par transport en commun, entre autres. On pense aussi à l’ONF, la
Cinémathèque, l’INIS et la SAT qui se situent dans le secteur. On a l’occasion de créer un véritable pôle du cinéma indépendant, a expliqué Suzann Méthot, conseillère en développement durable à la SDA. Au-delà des écrans, il y a aussi des discussions avec des festivals de films pour voir à créer des lieux pour créer de l’animation événementielle», a-t-elle souligné.

Le projet vise aussi le développement d’un second pôle, celui de la formation. L’édifice abritera l’école de danse contemporaine, LADMMI, et
pourrait recevoir d’autres écoles de formation liées au domaine
des arts. Des discussions sont en cours avec l’École de joaillerie, affiliée au Cégep du Vieux-Montréal, pour une éventuelle relocalisation. Des discussions sont aussi ouvertes avec le Centre d’imagerie numérique, un centre de formation associé au Cégep du Vieux-Montréal, au Cégep de Matane, au collège Dawson, à Ubisoft et à Electronic Arts.

Un fonds d’urgence est créé
Par ailleurs, la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, a fait savoir ce matin qu’un fonds d’urgence allait être mis à la disposition du Cinéma Parallèle afin d’assurer sa survie. L’aide financière provient de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) et du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

Mme Hébert a aussi confirmé que d’autres offres avaient été mises sur la table pour permettre au Cinéma Parallèle de poursuivre ses activités, mais que la proposition de la SDA leur avait semblé la plus intéressante. «C’est celle qui correspondait le plus à ce qu’on cherchait, leur philosophie est très près de ce qu’on aime et il y a beaucoup de choses qui regroupent leurs valeurs et nos valeurs», a-t-elle noté.

Le Cinéma Parallèle a également souligné que tous les liens ne seront pas coupés avec l’Ex-Centris et que la collaboration avec Daniel Langlois, son président et fondateur, pourra se poursuivre pour différents projets cinématographiques.

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