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Au Québec, les mises en chantier atteignent un sommet depuis 2011

Construction
L’emploi dans le secteur de la construction a chuté de 38,6% le mois dernier au Québec. Photo: Archives Métro

MONTRÉAL — Autre signe de la vitalité de l’économie: le nombre de mises en chantier au Québec vient d’atteindre un sommet depuis 2011. Et on construit beaucoup plus de logements locatifs qu’on serait porté à le croire — mais pas n’importe lesquels.

Ainsi, pour le premier semestre de 2018, le nombre de mises en chantier s’est établi à 19 317 logements — de tout type, locatif ou non — soit une augmentation de 18 pour cent par rapport à la même période en 2017, souligne un rapport de l’APCHQ obtenu par La Presse canadienne.

«Une bonne croissance de l’emploi, des taux d’intérêt qui sont encore faibles et une croissance économique expliquent les niveaux records de mises en chantier qu’on observe depuis quelques années, et en particulier pour la première moitié de l’année 2018», a avancé Georges Lambert, directeur du service économique de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec.

Logements locatifs

Les mises en chantier de logements locatifs ont crû de 37 pour cent au Québec pendant cette période. Et, signe des temps: «presque un logement locatif sur trois est un logement classifié comme résidence pour personnes âgées», a relevé M. Lambert.

Ainsi, un peu plus de 61 pour cent des ménages sont propriétaires et près de 12 pour cent sont copropriétaires.

«Avec la copropriété, à Montréal on se rapproche de 1 ménage sur 5; c’est vraiment un phénomène qui est plus populaire à Montréal. Dans certaines autres régions aussi, il y a un potentiel de développement pour la copropriété. C’est une formule qui permet d’accéder à la propriété de façon plus abordable», a-t-il souligné.

Rénovations

Les programmes pour inciter les propriétaires à rénover leurs logements ont bel et bien été utiles, puisque la valeur des travaux de rénovation déclarés aux villes a atteint 1,1 milliard $ pour le premier semestre de 2018, soit une hausse de 7 pour cent par rapport à la même période en 2017.

«Il y a une coïncidence entre une accélération de la croissance des investissements en rénovation résidentielle au Québec et l’existence de ces programmes. Une partie importante des travaux vise justement à remplacer portes et fenêtres, isoler, faire de l’étanchéisation dans les immeubles et améliorer la performance énergétique», précise M. Lambert.

Régions d’intérêt

Dans l’ensemble du Québec, la région métropolitaine occupe plus que sa part, puisque 59 pour cent des mises en chantier y ont été enregistrées.

Peut-être «80 ou 90 pour cent des emplois ont été créés dans la grande région de Montréal, attirant des ménages qui viennent s’établir à Montréal ou autour de Montréal. Et ça crée une demande de logements», explique M. Lambert.

L’Outaouais vit un phénomène particulier. Il y a eu une augmentation de 4 pour ent des mises en chantier par rapport à la même période l’an dernier, mais, surtout: ce sont les mises en chantier de copropriétés qui ont plus que triplé.

«La copropriété répond à un besoin d’abordabilité et le fait de construire en appartements répond à un impératif de densification du développement. Et la Ville de Gatineau a ça comme priorité», rapporte M. Lambert.

À Québec, il y a eu baisse des mises en chantier de 7 pour cent au cours de la période examinée. «À Québec, il y a eu une bonne production de copropriétés au cours des dernières années. Les besoins des ménages qui veulent acheter une propriété sont comblés avec une offre qui est là, tant dans le logement neuf que dans le logement existant», relate M. Lambert.

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