Theophilus London @ Club Soda
- Theophilus London @ Club Soda
Samedi 18 février
Pour la fête de ma cousine, son copain a invité toute la famille dans un chalet de luxe la fin de semaine dernière. C’était pour fêter ses 40 ans. C’est ce qu’on pensait mais, en fait, c’était aussi pour la demander en mariage. Tout le monde a pleuré en masse. Même moi. Touchant, pis toute. Les enfants couraient partout. Eux s’en foutaient pas mal de nos Richard Gere et Julia Roberts, version Chicoutimi 2012. Arthur, 3 ans, Leo, 8 ans, et Hippolyte, 11 ans, étaient au sous-sol et jouaient avec leur iPad. J’ai eu un choc. Pas parce qu’un enfant de trois ans joue avec un objet du futur… mais à cause du prénom : Hippolyte! La mode des prénoms québécois du XIXe siècle vient d’atteindre son climax. Hippolyte, Augustin, Ignace, Théophile… J’ai hâte qu’on arrête les retours en arrière et qu’on en crée des nouveaux. Marlo, Igros, Puel, Nassa…
Cela dit, Theophilus London (c’est son vrai nom) sera de passage au Club Soda demain. J’ai eu la chance de le voir au même endroit lors du dernier Festival de Jazz de Montréal. Une salle comble et un excellent spectacle pour un gars qui n’avait même pas encore lancé son premier album, seulement quelques mixtapes. C’est d’ailleurs avec ses trois premiers mixtapes – Jam! (2008), This Charming Mixtape (2009) et I Want You (2010) – que London a attiré l’attention sur l’internet. Des chansons où le rappeur de Brooklyn (originaire de Trinidad) nous montre son talent de chanteur et son audace en remixant des chansons provenant autant de la pop que du funk et de l’électro. Dans la lignée des Kid Cudi et Donnis, London fait partie de la vague des rappeurs emo aux refrains chantés. Du rap que même tes grands-parents pourraient apprécier.
En spectacle, j’avais l’impression d’avoir un jeune Al Green devant les yeux : veste en paillettes ouverte sans t-shirt, énorme chapeau et pantalon serré. Un attirail de scène digne de Prince. On est loin des stéréotypes rap et du crew de thugs désorganisé qui boivent des bouteilles de Hennessy sur le stage. Depuis la sortie de son premier opus, Timez Are Weird These Days, en août 2011, London continue de faire des vagues et de s’attirer la sympathie du public. Après l’avoir vu en concert, je peux vous confirmer que le buzz n’est pas surfait. À voir.! Club Soda, 1225, boulevard Saint-Laurent
- Stromae + Karim Ouellet @ Métropolis
Jeudi 23 février
Je croyais la vague Stromae un peu étouffée. Ça fait quand même deux ans que son hit Alors on danse est apparu dans les palmarès. D’accord, ce fut un solide succès partout dans la francophonie – et même dans plusieurs pays non francophones – mais, à mes yeux, le reste de l’œuvre de Stromae restait assez méconnu du grand public québécois. D’où ma surprise de le voir au Métropolis deux ans plus tard. Je me suis peut-être trompé. La pop-dance rappée de Stromae doit avoir réussi à rejoindre plus d’amateurs que je ne l’aurais cru.
À son avantage (à mes yeux), c’est Karim Ouellet qui ouvrira la soirée. Jeune artiste issu de la scène hip-hop de Québec, Ouellet a eu droit à plusieurs critiques élogieuses pour son album Plume, paru l’année dernière. Une pop-funk surprenante où Karim se rapproche beaucoup plus d’une Ariane Moffatt que de ses amis d’Alaclair Ensemble. Chose certaine, si Stromae surfe sur les derniers miles de Alors on danse, Karim Ouellet n’en est qu’au début d’une aventure fort prometteuse. baz Metropolis, 59, rue Sainte-Catherine Est
- Autres suggestions :
Vendredi 17 février
City and Colour @ Métropolis
Kannibalen @ Belmont
Les Breastfeeders @ Divan Orange
Mercredi 22 février
The Barr Brothers @ Club Soda