Soutenez

Démolir l'incinérateur coûterait trop cher

Les résidants de l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie (RPP) pourraient devoir attendre encore de longues années avant de connaître le dénouement de l’histoire de l’incinérateur des Carrières. Plus de 10 ans après sa fermeture, l’incinérateur demeure en grande partie inutilisé, l’arrière de la cons­truction ayant été condam­né. Seuls le terrain et quelques locaux situés à l’avant de l’édifice sont exploités par la Ville.

«La bâtisse et le terrain sont extrêmement contaminés, a indiqué Francis Côté, le directeur de cabinet du maire de RPP, François Croteau. Je ne pense pas qu’il soit possible de réhabiliter l’édifice. Il semble que le niveau de contamination y dépasse l’entendement.» La démolition de l’incinérateur serait donc privilégiée par l’arrondissement. Toutefois, les sommes re­quises pour un tel projet manquent. Le coût combiné de la démolition et de la décontamination du site pourrait avoisiner les 15 M$, selon des estimations sommaires.

«Nous n’avons pas de place dans notre budget pour de tels projets, a affirmé M. Côté. Si nous voulons faire quelque chose avec l’incinérateur, nous devrons avoir de sérieuses discussions avec la ville centre.» L’administration du maire Gérald Tremblay ne semble cependant pas vouloir lancer une réflexion sur l’incinérateur des Carrières de si tôt. Si le directeur de cabinet du maire de RPP affirme que des discussions informelles ont eu lieu entre les deux administrations, le porte-parole du comité exécutif, Darren Becker, réfute ces affirmations.

«Il n’y a aucun projet à l’étude et on n’a même pas tenu de discussions informelles à ce sujet avec l’arrondissement, a-t-il déclaré dans un échange de courriels avec Métro. Actuellement, la ville centre n’est pas intéressée à faire quelque chose avec l’incinérateur.» Projet Montréal, qui forme l’opposition dans l’arrondissement de RPP, ne voit pas ce constat d’un bon Å“il. «Le statu quo n’est tout simplement pas souhaitable», a expliqué le conseiller de ville Marc-André Gadoury.

Opinions partagées
Même si l’incinérateur des Carrières fait partie du paysage montréalais depuis 1931, il n’est pas pour autant apprécié de tous. «Jamais personne ne m’a parlé de l’incinérateur comme d’un endroit qui inspirait un sentiment de fierté, affirme le conseiller Marc-André Gadoury. Je crois qu’on se ferait plus d’amis si on le démolissait.» À l’inverse, le directeur des politiques chez Héritage Montréal, Dinu Bumbaru, demeure convaincu que le site possède un potentiel intéressant qu’il serait possible d’exploiter avec l’apport d’artistes en arts visuels.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.