Questions en rafale avec l’auteur François Gravel
François Gravel a écrit de nombreux livres jeunesse, dont les séries Klonk et David. Nowhere Man – Une nouvelle enquête de Chloé Perreault est le deuxième tome de sa série de polars. La détective devra faire le lien entre la mort d’un organisateur politique et un cadavre découvert sous un pylône à Milton quelques années plus tard.
Que lisez-vous présentement?
Je viens de relire La confusion des sentiments, de Stefan Zweig, que j’avais déjà lu il y a très longtemps. Je m’apprête maintenant à plonger dans Homo erectus, de Tonino Benacquista.
Qui sont vos trois auteurs incontournables?
Franquin, Hergé mais surtout Michèle Marineau. J’ai tellement aimé les romans de cette dernière que je l’ai épousée!
Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture?
Grâce à la lecture de bandes dessinées, j’ai compris très jeune qu’il y avait d’autres mondes que le mien, et surtout qu’il était permis d’en inventer de nouveaux. Ce fut une libération pour moi d’apprendre qu’il y avait un métier pour les menteurs.
Chaque écrivain a des routines d’écriture qui lui sont propres. Quelles sont les vôtres?
Je commence souvent mes journées par un jogging. Il est très rare que je n’en revienne pas avec une ou deux idées.
En tant qu’auteur, quelle est votre plus grande peur?
Je ne crains pas de manquer d’idées ni d’énergie pour les écrire. Mais y aura-t-il toujours des lecteurs?
Quelle est votre expression ou citation favorite?
Il vaut mieux allumer une chandelle que maudire l’obscurité.
Quel est votre pire défaut en tant qu’auteur?
L’accord des participes passés des verbes pronominaux me donne encore des maux de tête… Je ne remercierai jamais assez mes correctrices!
De quoi êtes-vous le plus fier en tant qu’auteur?
De mes romans jeunesse, assurément! Pour plusieurs lecteurs, je suis l’auteur du premier livre qu’ils ont lu de toute leur vie. C’est un grand honneur.
Que préférez-vous dans l’écriture?
Il m’arrive souvent d’avoir des envies meurtrières, particulièrement quand je conduis mon auto. Je ne passe évidemment jamais à l’acte, mais j’en demeure frustré. Quand j’écris des romans, cependant, je peux tuer qui je veux! De plus, je n’ai pas de patron, pas de cravate et pas de pont à traverser pour aller travailler! Autrement dit, je suis libre de faire ce que je veux, et même de me donner d’autres vies que la mienne!
Qu’est-ce que vous aimez le moins?
Qu’on ne puisse pas simplifier la règle d’accord des participes passés des verbes pronominaux…
Nowhere Man (Une nouvelle enquête de Chloé Perreault
Québec Amérique
