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Critiques CD: Stacey Kent, Pépé et sa guitare, Mulatu Astatke…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Stacey Kent, Pépé et sa guitare, Mulatu Astatke, Guillaume Arsenault, MGMT et Tom Odell.

Ode au Brésil
Stacey Kent
The Changing Lights
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Après avoir offert un opus en français il y a un peu plus de trois ans, c’est cette fois en anglais et en portugais (sans oublier un titre dans la langue de Molière) que Stacey Kent rend hommage à la bossa nova. Accompagnée au saxophone de son conjoint et producteur, Jim Tomlinson, la chanteuse à la voix suave reprend des pièces comme One Note Samba, Smile et This Happy Madness, et elle le fait sans effort apparent; tout coule de source, tout est beau. Les chansons, des plus connues aux découvertes, sont toutes teintées d’un manifeste amour de la musique brésilienne et d’une légèreté enthousiasmante dans leurs arrangements tropicaux.
– Jessica Émond-Ferrat

En solo
Pépé et sa guitare
Engagé
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Philippe Proulx, aussi connu sous le nom de Pépé et sa guitare, est probablement à son meilleur quand il est seul, avec sa guitare, sa voix et ses textes aussi francs que loufoques. Et c’est exactement ce qu’il offre à ses fans avec son dernier effort, Engagé. Un peu plus mature sur certaines pièces, il parle d’amour (Je m’engage, Comme un homme) et de sa carrière (Chaque seconde), mais il n’abandonne pas pour autant les drôleries et son petit côté provocateur qui ont fait sa réputation au fil des ans. Les titres Bout’ de bat et Mal fourré en sont un bon exemple. Grâce à cela, l’album est complet, et on aime bien.
– Mathieu Horth-Gagné

Éthio-centrique
Mulatu Astatke
Sketches of Ethiopia
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Considéré comme le père de l’éthio-jazz, le jazzman éthiopien renouvelle de plus belle un son moderne, intelligemment métissé entre rythmes afro-funk, latins et occidentaux. Sa musique n’a, au final, aucune frontière. Nous introduisant d’abord à des percussions entraînantes, voire festives, Mulatu et sa bande de Step Ahead, nous transportent vers des confins plus dramatiques, dignes du suspense musical de Miles Davis (surtout dans le cas de Assossa Derache). À en croire que les sketches d’Éthiopie de Mulatu Astatke sont un clin d’œil aux Sketches of Spain de Miles. Quoi qu’il en soit, Mulatu dresse dans ces sketches, qui n’ont rien de croquis inaboutis, un portrait riche et ouvert sur le monde de la musique de son pays natal.
– Émilie Bergeron

Western-spaghetti
Guillaume Arsenault
Oasis station-service
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Dès les premières notes d’Oasis station-service, on se croirait plongé en plein film western digne de Le bon, le mauvais et le truand! Pour son 4e opus, Guillaume Arsenault a ajouté une touche très western à son folk habituel, un style musical peu exploité ces dernières années au Québec. Et ça lui va très bien! L’auteur-compositeur-interprète gaspésien nous propose (encore) des textes fins et travaillés chantés et parfois slamés de sa belle voix chaude. Nous avons particulièrement aimé la pièce Je pars au combat (dont le refrain reste dans la tête longtemps) et son adaptation de la chanson de La Bolduc Les policemen, rebaptisée Les policewomen.
– Rachelle Mc Duff

Psychédélique
MGMT
MGMT
Note: note critiques CD 3sur5

Les premiers échos de ce nouvel album des rockeurs hippies de «ème-ji-ème-ti» ayant été tièdes, on s’attendait à une boulette. Mais le disque n’est pas mauvais. Du moins pas sa première moitié. Après Alien Days, une entrée en matière que l’on dirait sortie tout droit de l’époque où le monde portait du linge tie-dye et avalait des p’tits carrés de sucre en frenchant jusqu’à plus soif, les gars ont placé quelques chouettes morceaux. Des morceaux comme Introspection, assez accrocheurs pour nous faire oublier la fin du disque, atrocement fade, mais pas assez pour nous faire oublier que le groupe peut faire mieux. C’est plus réussi que le précédent Congratulations. Mais «plus réussi» ne signifie pas «réussi tout court». On peut s’entendre pour dire «bel effort»?
– Natalia Wysocka

Un brin prétentieux
Tom Odell
Long Way Down
Note: note critiques CD 3sur5

Premier album de cet auteur-compositeur-interprète britannique dans la jeune vingtaine. Son précédent EP lui a permis de remporter un Brit Award au début de l’année. La rumeur est donc positive… Dans l’ensemble, c’est un bon disque. Peut-être un brin prétentieux. Le genre musical n’est pas original, tout plein de groupes à la frontière du pop-rock et de l’indie ont la même recette ces jours-ci. Toutefois, le piano d’Odell, tantôt rythmique, tantôt mélodique, prend beaucoup de place et c’est tant mieux. Sa voix, souvent mal assurée, ressemble beaucoup à celle de Bright Eyes, mais souvent en plus éraillée; ce qui risque de ne pas plaire à tous.
– Eric Aussant

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