L'étiquetage porte ses fruits au Québec
Au-delà des nombreuses campagnes de publicité destinées à mousser l’achat local, il semble qu’une simple identification des produits du Québec suffise à convaincre les consommateurs de les choisir.
Selon une étude réalisée par la Chaire Bombardier de l’Université de Sherbrooke dont les conclusions ont été dévoilées hier, la part de marché d’un produit identifié Aliments du Québec est 2,8 points de pourcentage supérieure à celle d’un produit qui n’est pas identifié de la sorte. Par exemple, un produit qui détiendrait 4 % de parts de marché verrait celles-ci passer à 6,8 % grâce à l’étiquette Aliments du Québec.
«Nous pouvons conclure que le logo Aliments du Québec fait augmenter la valeur perçue des produits sur lesquels il est apposé», a indiqué François Coderre, titulaire de la Chaire Bombardier.
La valeur perçue des produits fait partie des principaux critères utilisés par les consommateurs dans le choix de leurs produits. Plus elle est élevée, meilleures sont les chances de vente.
Pour la directrice générale d’Aliments du Québec, Lyne Gagné, cette étude vient conforter une position adoptée en 1996.
«Nous avions besoin de savoir si les consommateurs adhéraient à notre proposition, a expliqué Mme Gagné. Nous voulions savoir si la marque Aliments du Québec avait une valeur pour les consommateurs. Il s’agit pour nous d’un résultat d’impact.»
Un premier pas
L’étude menée par François Coderre et la doctorante Francine Rodier a duré 39 semaines, dont 12 semaines d’expérimentation, et s’est déroulée dans quatre supermarchés IGA de la Montérégie. En raison de la durée limitée de l’étude et du fait que seuls des IGA ont été ciblés, l’analyse pourrait être poursuivie.
«Il serait intéressant de refaire l’exercice sur une plus longue période de temps, avec d’autres produits et dans d’autres supermarchés, a avancé M. Coderre. Il serait, par exemple, intéressant de voir si les résultats sont les mêmes dans un magasin à escompte tel qu’un Maxi.»