Toronto a les allures d'une ville assiégée
Le coordonnateur adjoint d’Équiterre, Steven Guilbeault, s’est rendu à Toronto pour participer à sa façon au sommet du G8 et du G20. Découragé par les mesures de sécurité mises de l’avant par le gouvernement de Stephen Harper, il entretient malgré tout un peu d’espoir quant aux discussions qu’entameront les chefs d’État.
Quelle atmosphère règne à Toronto?
On a l’impression que la ville est en état de siège. C’est de la pure folie. La sécurité est partout. Il y a des policiers partout.
Est-ce commun de prendre de telles mesures de sécurité pour une réunion internationale?
Non. Les conservateurs ont perdu la tête. Je suis allé à plusieurs G8 aux États-Unis et au Canada où il y avait des mesures de sécurité; il n’y a personne qui dit qu’il ne devrait pas y en avoir. Ce sont les chefs d’État des 20 pays les plus importants, qui représentent 80 % de
l’économie mondiale.
Qu’allez-vous faire pendant les sommets du G8 et du G20?
Je vais suivre les négociations, ce qui va se dire et, surtout, ce qui ne se dira pas. Comme le Canada est le pays hôte, il a beaucoup d’emprise sur l’agenda et sur les conclusions de la réunion.
Quels enjeux vous intéresseront particulièrement?
On s’intéressera à la question des changements climatiques et aux suites de la Conférence de Copenhague. Les chefs d’État prépareront la prochaine séance de négociation, qui aura lieu à la fin de l’année, à Cancun, au Mexique. L’autre élément qu’on suivra, c’est l’aide des pays riches aux pays pauvres pour les aider à s’adapter aux changements climatiques.