Grand ménage et «thérapie de groupe» en Montérégie
Après avoir passé près de deux mois les deux pieds dans l’eau, les sinistrés de la Montérégie ont eu droit à une bonne tape dans le dos, ce week-end. En deux jours, 3 000 bénévoles se sont rendus dans les régions sinistrées pour retirer les milliers de sacs de sable qui protégeaient plusieurs résidences de l’eau et pour dégager des terrains les débris que les flots ont laissés derrière eux.
«Les bénévoles n’ont pas uniquement permis de faire un grand ménage de la région, ils ont offert beaucoup d’enthousiasme et de réconfort aux sinistrés, a indiqué Normand Flageole, bénévole au sein du comité SOS Richelieu. Pour les sinistrés, le week-end a pris la forme d’une grande thérapie de groupe.»
Visiblement prêts pour la tâche, les 2000 bénévoles qui se sont rendus en Montérégie samedi sont parvenus à abattre 75% de tout le travail prévu pour le week-end. La moitié d’entre eux ont été assignés à Saint-Jean-sur-Richelieu, les autres ont été dispersés à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, Saint-Blaise, Sabrevois, Carignan, Saint-Georges-de-Clarenceville et Venise-en-Québec. Dimanche, 1000 autres bénévoles ont complété le boulot en quelques heures.
«Cette corvée nous a offert deux bonnes surprises, a expliqué M. Flageole. Tout d’abord, les 2000 bénévoles que nous avions contactés pour le samedi se sont tous présentés. L’autre grande surprise a été de voir le travail colossal qu’ils ont abattu. On pensait qu’après une heure ou deux à charrier des sacs de sables, on perdrait des soldats, mais ça n’a pas été le cas. Les bénévoles étaient enthousiastes et ont travaillé avec cœur, ce qui s’est reflété dans leur efficacité.»
Quelques 4000 autres bénévoles sont attendus le week-end prochain pour poursuivre le travail de nettoyage, particulièrement dans les zones situées plus au sud où l’eau ne s’est pas encore retirée. «On ne manquera pas de travail», a assuré Normand Flageole.