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Nissan GT-R: plus féroce que jamais

Photo: collaboration spéciale

Auto GoOn l’a baptisée Godzilla, non sans raison.

La Nissan GT-R a tout du monstre japonais. Sa silhouette est dévastatrice, ses performances font rêver, et tous ceux qui doivent l’affronter sur une piste tremblent de peur. Car la GT-R, déjà très puissante, a subi une petite injection de vitamines et porte désormais l’appellation Nismo, ce qui laisse encore moins de place à l’hésitation.

Reprenons les choses dans l’ordre. La Nissan GT-R, c’est la voiture super sportive que le constructeur nippon a produite en solo depuis 2009. Pourquoi en solo? Parce qu’auparavant, la GT-R était en fait une Skyline, voiture quasi légendaire chez les amateurs de drift du monde entier.

Quant à Nismo, il faut savoir que c’est l’abréviation de Nissan motorsports. Facile de comprendre alors que c’est tout l’héritage de sport motorisé de la compagnie qui se retrouve dans un modèle développé pour l’occasion. Non pas qu’on ait négligé la GT-R plus ordinaire, qui sera offerte en juin prochain en version 2015. Mais les vrais amateurs attendront une année de plus pour s’offrir le nec plus ultra de la bête de piste, la GT-R Nismo.

La Nissan GT-R Nismo, pour bien exprimer son talent, a besoin d’une piste. Même s’il est exact qu’elle est capable de bien se comporter sur la route, elle est surtout conçue pour donner son maximum dans une zone sécurisée. Ce que j’ai tenté de faire…

Bien enfoncé dans le siège sport, le casque sur la tête (ceux qui me connaissent savent à quel point ça me confère une allure sexy), je me suis aventuré sur le circuit de Saurodoga Forest, en banlieue de Tokyo.

Dès le départ, l’accélération est spectaculaire. Premier virage, à 90 degrés à droite, je sens que la voiture colle à la route. Réaccéléra­tion, virages, enfilades, frei­nages : tout au long de l’expérience, la GT-R Nismo demeure imperturbable, corrigeant pres­que mes erreurs de pilotage qui m’ont pourtant fait m’exprimer en un japonais bien senti!

Les tours suivants ont été aussi précis; je me suis amusé à modifier les réglages, du mode le plus confortable au mode le plus sport, et même si la conduite s’adoucissait un peu, jamais la voiture ne s’est montrée difficile à maîtriser. Et les vrais maniaques pourront aussi pousser l’expérience plus loin en enfilant une clé USB dans le tableau de bord de la voiture. Elle enregistrera vos données de conduite sur piste, et vous pourrez revivre vos tours virtuellement au moyen de votre console et du jeu Gran Turismo 6, où elle est en vedette.

Nissan a aussi proposé une version plus sage de la voiture. Faite pour la route, la Premium reprend là où l’ancienne avait laissé. Elle a toutefois gagné en maturité et en confort, ce qui la rend nettement plus agréable. Mais elle n’a rien perdu de son look ultra spectaculaire.

La Nissan GT-R Nismo est une bête de race, un véritable pur-sang. Sa sœur plus régulière, disposant du même moteur sans le turbo, de la même traction intégrale et d’une direction aussi précise, s’est toutefois avérée plus agréable à conduire sur la route que l’ancienne génération.

Dans l’ensemble, il faut bien l’avouer, la GT-R est plus mature et plus raffinée que jamais. Mais elle n’a pas pour autant perdu sa fougue de jeunesse, loin de là.

***
Forces

  • Design spectaculaire
  • Accélération foudroyante
  • Freinage spectaculaire

Faiblesses

  • Visibilité
  • Rouage intégral bruyant
  • Ergonomie

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