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Des reprises de finance qui affichent «Vendu»

D’après l’Enquête sur la population active de Statistique Canada, 44 000 pertes d’emploi ont été enregistrées d’avril 2008 à avril 2009 à Montréal, en plein cÅ“ur de la crise économique. «Le Québec a connu un nombre record de délaissements en janvier 2010», révèle Daniel Langlois, président de GDL Crédit Ressource, une firme qui compile les délaissements de propriété à l’échelle de la province.

Le début de 2010 n’a été que le point culminant d’une année 2009 marquée par l’augmentation des reprises de finance. Une conséquence de la crise? Avant qu’il y ait reprise de finance, précise la porte-parole du Groupe Financier BMO Sarah Bensadoun, il faut quand même plusieurs mois de non-paiement. «En général, l’hypothèque est l’une des dernières dettes que les gens arrêtent de payer, puisqu’il s’agit de leur toit. Nous leur proposons toujours une solution pour reporter leurs paiements quand ils se trouvent dans une impasse, car la reprise de finance est le dernier recours d’une institution financière.»

Un marché serré
Les propriétés délaissées au cours de la dernière année ne sont pourtant pas restées vides bien longtemps. «L’effet de rareté que connaît actuellement le marché de l’immobilier à Montréal est à l’avantage des vendeurs. Même les maisons délaissées trouvent des acheteurs, malgré les risques que comporte une propriété issue d’une reprise de finance», ex­plique Bertrand Recher, économiste principal à la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Si les prévisions laissent croire que les taux hypothécaires augmenteront dans les mois à venir, les mesures annoncées en février par le ministre des Finances canadien, Jim Flaherty, visant à resserrer l’accès à la propriété pousseront les acheteurs vers des choix moins coûteux et plus prudents, espère le gouvernement.

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