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Les objectifs ambitieux du ministère de la Santé

Marie-Luce Pelletier-Legros, Métro

La Direction nationale des urgences (DNU) veut, d’ici les 12 prochains mois, qu’il n’y ait plus aucun patient qui séjourne plus de 48 heures à l’urgence.

«On va tout faire pour y arriver», a déclaré hier le directeur national des urgences, le Dr Pierre Savard, lors d’un briefing technique organisé par le ministère de la Santé.

La DNU mise sur une réorganisation du travail et sur une meilleure utilisation des équipements hospitaliers pour arriver à cet ambitieux résultat. «Oui, il manque des effectifs dans les urgences, mais on est capable de passer au travers», a assuré le Dr Savard. Ce dernier espère aussi diminuer les séjours à l’urgence de plus de 24 heures dans la prochaine année. À titre d’exemple, hier, dans les urgences de la région de Montréal, quelque 50 patients y séjournaient depuis plus de 48 heures.

Chirurgies en hausse dans les hôpitaux

Le ministère de la Santé es­père également augmenter le nombre de chirurgies pratiquées dans les hôpitaux de 5 % à 10 %, ce qui représente 22 500 chirurgies de plus par année. Et, là aussi, on mise sur une réorganisation du travail du personnel hospitalier et sur l’optimisation de l’utilisation des équipements médicaux. Voilà comment le directeur de la santé et de la médecine universitaire du ministère, Dr Michel Bureau, espère y arriver.

Le point sur le privé en santé

Dr Bureau a par ailleurs profité de l’occasion pour éclaircir quelques points concernant l’utilisation des centres médicaux spécialisés (CMS), considérés à tort comme des cliniques privées, dans le système de santé québécois.

«Ce n’est pas un mouvement vers la privatisation de la santé, a-t-il affirmé. Ces cliniques sont gérées de façon privée, mais les médecins qui y pratiquent sont rattachés à la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ), et les frais encourus par le traitement des patients sont aussi couverts par la RAMQ, à quelques exceptions près. Ces cliniques appartiennent au système public.»

Le ministère de la Santé encadre de manière très stricte la pratique de ces CMS. Ils doivent notamment nommer un directeur médical, qui veille à la sécurité des patients et à la qualité des soins, et posséder une accréditation gouvernementale.

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