Mélanie Joly réclame des investissements dans les écoles
La conseillère municipale Lorraine Pagé et la chef de Vrai changement pour Montréal Mélanie Joly demandent aux partis politiques provinciaux de s’engager à investir de façon importante dans la réfection et dans la rénovation des écoles de Montréal.
«Notre parc immobilier est vieux et mal entretenu», déplore Mme Joly, qui souhaite dans un premier temps du financement supplémentaire dans ce dossier. De plus, la rénovation et la reconstruction des écoles contaminées aux moisissures prend selon elle trop de temps à débuter, notamment celle de l’école Saint-Gérard dans le quartier Villeray, fermée depuis deux ans. Elle pointe du doigt les délais pour obtenir un permis de démolition et de reconstruction à la Ville de Montréal. «Il n’y a pas de fast track et les familles en souffrent. La Ville devrait agir de façon prioritaire pour donner les permis», estime Mme Joly.
Malgré qu’elle ait débuté ses démarches il y a environ un an, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) doit franchir encore plusieurs étapes avant d’obtenir un permis de démolition et de reconstruction pour l’école Saint-Gérard, étant considérée comme «un bâtiment patrimonial». Elle espère en obtenir un pour le mois de juin et livrer l’école pour septembre 2016.
Le dossier avance, ont d’ailleurs annoncé conjointement lundi l’arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et la CSDM. «Les architectes et les professionnels du Service des ressources matérielles de la CSDM et l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension vont travailler conjointement et de façon accélérée au cours des prochaines semaines afin qu’un projet bien étoffé soit présenté au Conseil du Patrimoine et à la Commission Jacques-Viger pour étude et recommandations», a fait savoir la Ville dans un communiqué.
Vrai changement pour Montréal souhaite aussi que les projets d’agrandissement et de construction de nouvelles écoles dans les quartiers qui connaissent une croissance du nombre d’enfants soient traités de façon prioritaire. «L’absence de places dans les écoles constitue déjà un frein à l’établissement des familles dans plusieurs quartiers», a jugé Mme Joly.