Les employés de la santé demanderont un rattrapage salarial
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) concentrera ses efforts au redressement salarial dans le cadre des prochaines négociations avec le gouvernement.
L’organisation syndicale qui représente 110 000 salariés du réseau public de la santé compte demander un rattrapage salarial de 13,5% étalé sur trois ans. Elle estime que la rémunération dans le secteur public est en retard par rapport au secteur privé.
«Les augmentations de salaire dans le secteur public, depuis 20 ans, n’ont même pratiquement jamais suivi l’inflation», a affirmé mercredi Jean Lacharité, vice-président de la CSN.
Une deuxième priorité des négociateurs sera de faire diminuer la surcharge de travail des membres, notamment en demandant la création de postes à temps complet.
Pour valider ces priorités auprès des travailleurs, des consultations ont été lancées mercredi et se poursuivront jusqu’au 12 septembre. Elles ont débuté au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et s’étendront dans tous les établissements comptant des membres.
Les conventions collectives à la FSSS-CSN viendront à échéance le 31 mars prochain et le syndicat compte déposer ses demandes à la fin du mois d’octobre. Jeff Begley, président de la FSSS-CSN, est conscient que leurs demandes seront difficiles à faire accepter par le gouvernement, qui demande plutôt à la fonction publique de se serrer la ceinture. «On va avoir besoin que tout le monde se mobilise», a-t-il souligné.