La mesure irrite les avocats de la défense
Un quotidien montréalais rapporte que cette mesure, mise en place avant la période des Fêtes, a été instaurée pour éviter la contrebande de drogues ou autres objets interdits.
« On le fait pour empêcher le trafic de drogues et autres matériaux prohibés. Il y a eu des événements où des avocats en ont introduit à l’intérieur des prisons québécoises », explique la direction des communications du ministère de la Sécurité publique du Québec.
Les caméras ont déjà permis de constater l’échange d’objets interdits, ajoute le ministère, sans toutefois en préciser le nombre ni la nature.
M. Girot, du cabinet Girot et associés avocats, croit que cette décision contrevient aux droits constitutionnels des accusés d’avoir une défense pleine et entière.
« Les rencontres que nous avons avec nos clients sont confidentielles. Si nous discutons d’un document, d’un croquis ou d’un graphique et que nous sommes enregistrés, cela altère le principe de confidentialité. Ce n’est pas acceptable en démocratie et ça n’a pas sa raison d’être. »
Même si les caméras ne sont pas munies d’une lentille zoom et qu’elles ne captent pas le son, selon le ministère, la position de M. Girot demeure la même.
« Quand je rencontre des clients dans mes bureaux, ils ne sont pas filmés par la partie adverse. Il devrait en être de même pour mes clients que je rencontre aux établissements carcéraux de Bordeaux et Rivière-des-Prairies. »
L’Association des avocats de la défense de Montréal (AADM) entend s’opposer à cette nouvelle procédure. Elle étudie les recours légaux à sa disposition.