Des zones tampons réclamées pour assurer la sécurité des citoyens

Malgré la mise en place de diverses mesures, dont des sirènes d’alerte en cas d’accidents industriels, le sentiment de sécurité des résidents de l’est de Montréal habitant à proximité des entreprises industrielles est mitigé.

L’absence de zones tampons adéquates entre les secteurs industriel et résidentiel est un problème que déplore depuis plusieurs années le Collectif en environnement de Mercier-Est.

« D’un côté, c’est rassurant de voir que les autorités ou les entreprises mettent en place des protocoles pour minimiser les risques d’accident industriel. Par contre, que l’on construise des résidences à quelques mètres de telles usines, c’est un non-sens », croit Jean Lapointe, président du Collectif en environnement de Mercier-Est.

Le citoyen réside dans la zone d’exposition si un accident industriel majeur se produisait à l’entreprise Cepsa Chimie Montréal. Il cohabite avec un tel risque au quotidien.

« Plusieurs citoyens de l’Est sont à proximité de petites bombes. On devrait toujours prévoir une distance raisonnable entre les industries et les résidences. Présentement, aucune législation ne l’exige. »

Dans certaines situations, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) étudie des questions relatives à la qualité de l’environnement que lui soumet le ministre de l’Environnement afin d’éclairer la prise de décision gouvernementale dans une perspective de développement durable.

Cela a notamment été le cas dans le projet de construction de réservoirs de l’entreprise Canterm de Montréal-Est. Le gouvernement a autorisé la construction de certains réservoirs et en a refusé d’autres, en invoquant la proximité d’une coopérative d’habitation du secteur.

« L’incident de Lac Mégantic relance le débat entourant les mesures de sécurité et le contrôle du risque. Pourquoi faut-il toujours un événement tragique pour intervenir? », se demande M. Lapointe, qui souhaite des réglementations plus sévères pour assurer la sécurité des résidents.

Le besoin de se loger l’emporte…

Bien souvent le besoin de se loger l’emporte sur l’aspect sécurité. Avant d’acquérir une propriété ou de louer un appartement, les gens regardent l’environnement immédiat, mais ne poussent pas nécessairement plus loin les recherches.

Le projet domiciliaire du Faubourg Contrecoeur a séduit bien des acheteurs, bien qu’il se trouve dans le rayon d’impact de Cepsa Chimie Montréal.

Les gens sont peut-être prêts à faire certaines concessions pour acquérir une propriété ou ils sont plus tolérants, indique M. Lapointe. Je ne crois pas qu’on verrait un tel projet dans Westmount ou Mont-Royal.

Le Collectif en environnement de Mercier-Est entend bien poursuivre ses démarches pour défendre les intérêts des résidents de l’est de Montréal. Il suit de près le dossier de renversement de l’oléoduc d’Enbridge, le projet de construction d’usine de matières résiduelles, l’interdiction du camionnage de nuit rue Notre-Dame et la réglementation similaire à venir pour la rue Sherbrooke.

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.