Un compte de taxes en hausse de 4,9 %

Les contribuables angevins seront parmi ceux qui connaîtront la plus forte hausse moyenne du compte de taxes avec une augmentation de 4,9 %, tout juste derrière les résidents de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles (5,3 %).

Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour les Angevins.

« L’an dernier, nous étions parmi ceux qui avaient connu la plus faible hausse, alors que cette année c’est l’inverse qui se produit », rappelle Luis Miranda, maire de l’arrondissement d’Anjou.

Les budgets sont de plus en plus difficiles à équilibrer, avoue le magistrat. Les responsables des finances de l’arrondissement doivent faire des pieds et des mains pour y arriver. Nous devons faire des choix déchirants.

Cette année, l’enveloppe budgétaire octroyée par la Ville-centre à l’arrondissement a fondu de 400 000 $. En ajoutant les coûts associés à la hausse salariale des employés de 2013 (pour lesquels l’arrondissement ne reçoit pas un financement suffisant) et ceux à venir en 2014, l’administration angevine se retrouve avec un manque à gagner de près de 5 M$.

« Avant même de prendre notre première décision budgétaire, nous nous retrouvons avec tout près de 5 M$ à trouver! Nous n’avons d’autres choix que de maintenir une taxe locale de 0,06 $ du 100 $ d’évaluation en plus de resserrer nos budgets. Mais il y a des limites à ce que nous pouvons resserrer pour bien servir les citoyens », ajoute M. Miranda.

La valeur foncière de l’arrondissement, une donnée sur laquelle l’arrondissement n’a aucun contrôle puisqu’elle tient compte de plusieurs facteurs, dont les transactions immobilières dans le quartier, est aussi en hausse.

Pour 2014, la Ville-centre ira chercher environ 110 M$ (comparativement à 105 M$ l’an dernier) dans les poches des contribuables angevins. Elle leur en remettra 25 M$. Ces chiffres font rager le maire Miranda.

« Si j’étais une ville défusionnée, de ce 110 M$ je verserais ma quote-part à la Communauté métropolitaine de Montréal et il me resterait amplement d’argent. Dans la réalité, ce n’est pas ce qui se produit et il est clair que les économies promises lors des fusions ne sont pas au rendez-vous et que la dotation de certains arrondissements n’a jamais été suffisante. Les Angevins sont condamnés à payer pour Montréal. »

En entrevue, le maire ne cache pas qu’il souhaite relancer le débat sur les fusions municipales. Il veut convaincre Québec de donner la chance aux citoyens de se prononcer à nouveau sur le sujet.

Le 17 février, il n’hésitera pas à voter contre le budget de l’administration Coderre-Desrochers.

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